Une innovation occitane pour en finir avec la guerre des serviettes
Guerre des serviettes : une solution innovante

Une innovation occitane pour en finir avec la guerre des serviettes

La réservation abusive des chaises longues par des serviettes abandonnées dès l'aube empoisonne très régulièrement le séjour des vacanciers. Ce phénomène génère d'importantes frustrations et peut même conduire à de lourdes condamnations financières pour les voyagistes défaillants. Récemment, le voyagiste TUI a dû rembourser près de 1 000 euros à un client privé de transat. Pour éviter ces litiges liés aux réservations abusives, une application innovante régule désormais l'accès aux équipements de loisirs.

Un accès équitable aux équipements

Pour résoudre définitivement ce problème, la start-up toulousaine Naqualea a conçu un système de gestion automatisé novateur. Des capteurs autonomes sont fixés directement sur le mobilier. « C'est la seule solution digitale aujourd'hui qui permet de gérer l'occupation des transats », explique la fondatrice Perla Barcessat. La start-up cible prioritairement les grands hôtels et les campings offrant cet équipement parmi leurs prestations. Le gérant paramètre un temps d'absence autorisé pour la baignade ou le déjeuner. « Le capteur va différencier du client qui s'installe sur le transat », détaille la dirigeante.

Aux origines du projet

Incubée au sein de l'incubateur toulousain des industriels des objets connectés IoT Valley, la start-up a mobilisé près de deux années de recherche et développement. Accompagnée par des partenaires techniques de premier plan, l'entreprise a recruté plusieurs ingénieurs. « Nous voulions vraiment des personnes expertes sur le sujet pour développer ce dont nous avions besoin », explique Perla Barcessat. Si la conception intellectuelle est ancrée en Occitanie, la fabrication matérielle se fait en Asie pour maintenir des coûts attractifs. La société compte aujourd'hui une petite dizaine de clients partenaires. Le déploiement commercial s'accélère avec des installations prévues cet été. L'ambition de la structure dépasse nos frontières. « Nous sommes concentrés sur la France et l'Espagne et nous travaillons d'un point de vue européen », précise la fondatrice. À court terme, le bassin méditerranéen est ciblé, avant d'autres continents. « Nous n'excluons pas des opportunités en Amérique du Sud », déclare-t-elle.

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Si le vacancier dépasse le délai de tolérance imparti, l'équipement est immédiatement affiché comme disponible sur l'application. Le personnel peut alors retirer les affaires et les stocker dans un compartiment sécurisé. « L'idée est de fluidifier l'accès pour que chaque vacancier puisse bénéficier d'un transat. »

Une protection juridique inédite

Au-delà du confort apporté aux estivants, ce dispositif offre également un véritable bouclier légal face aux plaintes. Il archive l'heure exacte de libération. « Cela apporte une preuve tangible en cas de litige pour savoir depuis combien de temps la personne est partie », assure la fondatrice. Cette technologie permet également aux gérants de mieux connaître les habitudes de leur clientèle. Ils peuvent analyser les pics d'affluence et le taux d'occupation réel des bassins. « Aujourd'hui, les responsables d'un hôtel ou camping ne savent pas combien de personnes restent sur le transat », observe Perla Barcessat. L'établissement s'appuie ainsi sur une solide base factuelle pour justifier le retrait d'une serviette abandonnée. L'outil numérique prouve que le vacancier a bénéficié de son temps de pause réglementaire. « Il n'y a aucune action ni de la part de l'hôtelier ni de la part du client. »

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