Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, se positionne en « défenseur acteur » de l’industrie et de l’économie régionale. Il commente la « méthode Notre-Dame » de réindustrialisation accélérée encouragée par l’Élysée.
Un regard positif sur la méthode Notre-Dame
Interrogé sur la « méthode Notre-Dame » mise en lumière par le président Macron, Alain Rousset déclare : « Ce n’est un secret pour personne que je suis un passionné d’économie en général et de l’industrie en particulier. J’ai fait de la réindustrialisation de notre région, notamment dans l’industrie verte, sujet sur lequel nous sommes plutôt un moteur national, un sujet majeur de notre politique. Tout ce qui favorise la réindustrialisation du pays va dans le bon sens pour moi, surtout si cela accélère le mouvement. »
Des projets néo-aquitains déjà suivis de longue date
Le président de région évoque les projets accélérés comme EMME, E-CHO, ReSTart ou Caremag. « Tout cela est intéressant, mais ces projets ne sortent pas du chapeau à la faveur de l’annonce du président de la République. Nous les connaissons et les suivons depuis longtemps, quatre à cinq ans pour Carester par exemple. Beaucoup sont liés à la transition industrielle liée aux enjeux environnementaux. C’est une thématique que nous valorisons depuis longtemps. Par ailleurs, je rappelle qu’une réindustrialisation réussie repose surtout sur un suivi au long cours et une relation de confiance entre les porteurs de projet, les accompagnateurs, les collectivités territoriales, locales et les populations du territoire. »
Ne pas sacrifier la concertation
Alain Rousset met en garde : « Il est clair que le temps de la concertation, du débat ne doit pas être sacrifié sur l’autel de l’urgence. En effet, c’est aussi lors des échanges, remarques, que peuvent émerger des améliorations aux projets industriels. En matière d’industrialisation, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. À mon sens, la concertation et le débat ne sont pas un frein pour les projets industriels. »
Le vrai frein : les coupes budgétaires de l’État
Le président de région dénonce : « Le vrai frein à la réindustrialisation, ce sont les 300 millions d’euros en deux ans que l’État enlève à la Région Nouvelle-Aquitaine. Ce qui, de fait, limite notre capacité à soutenir l’économie. »



