La Monnaie de Paris à Pessac achève la frappe des pièces pour les JO 2024
Monnaie de Paris : fin de production des pièces JO 2024 à Pessac

La Monnaie de Paris achève la production des pièces pour les Jeux olympiques de Paris 2024

En avril 2024, à moins de quatre mois de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, l'usine de Pessac de la Monnaie de Paris a terminé la fabrication d'une collection spéciale de monnaies, dont la sortie était prévue pour juin suivant. Des dizaines de millions de pièces ont été produites spécifiquement pour cet événement mondial, symbolisant un effort industriel et artisanal remarquable.

Une fierté nationale et locale

« Une fierté », « un honneur », « du bonheur » : ces qualificatifs reviennent sans cesse parmi les employés de l'usine girondine lorsqu'ils évoquent les Jeux olympiques. Armelle Guglielmino, responsable de la production, explique : « Quand on s'appelle la Monnaie de Paris, cela semble logique de travailler dessus. C'est un thème très porteur qui va nous permettre de toucher le grand public. »

L'aventure a débuté avec les premières pièces commémorant la passation de drapeau entre Tokyo et Paris, marquant le compte à rebours jusqu'en 2024. Pour chaque collection, la procédure est rigoureuse : élaboration du projet en collaboration avec le Comité d'organisation des Jeux olympiques, propositions du graveur général Joaquin Jimenez, validation des dessins 3D, essais de frappe, puis lancement de la production.

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Des collections variées et massives

La collection estampillée Paris 2024 comprend de nombreuses séries, dont la célèbre pièce de 2 euros distribuée aux écoliers par l'État. Bien que 24 millions d'exemplaires aient été frappés, certains se revendent à prix d'or sur Internet, une dérive spéculative regrettée par la Monnaie de Paris. D'autres pièces de collection, à 10 et 50 euros, mettent en scène les Phryges, les mascottes officielles des Jeux, pratiquant des sports olympiques ou paralympiques.

Eric Hermand, monnayeur depuis 1997, exprime son émotion : « Travailler pour les Jeux olympiques, c'est un vrai privilège, un honneur même. Cela met une certaine pression, je suis très attentif. » Devant sa machine de presse de près de 200 tonnes, il vérifie méticuleusement chaque pièce, avec une production ralentie à 500 pièces par minute pour assurer la qualité.

Un processus artisanal et technique

L'atelier de colorisation, dirigé par Julien Garros, a dû doubler ses effectifs et rallonger les horaires pour répondre à la demande. « Nous sommes très motivés, nous adorons cette mascotte ici », confie-t-il. Avec une capacité de 2 500 à 5 000 pièces par jour, les artisans considèrent leur travail comme une passion, nécessitant une vue excellente pour détecter les moindres défauts.

Au total, la collection olympique rassemble 165 références fabriquées à Pessac et à Paris depuis 2021. La dernière série frappée en Gironde évoquera la transition vers Los Angeles, hôte des Jeux de 2028, clôturant ainsi un chapitre historique pour la Monnaie de Paris.

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