Un constat alarmant
Une nouvelle étude publiée dans la revue Earth System Science Data révèle que la Terre accumule de la chaleur à un rythme sans précédent. Les scientifiques ont analysé les données de 1960 à 2020 et constaté que le taux d'accumulation de chaleur a plus que doublé au cours des 14 dernières années.
Des mesures précises
L'étude, dirigée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et Météo-France, a utilisé des données provenant de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) et de la NASA. Les chercheurs ont mesuré la chaleur accumulée dans les océans, les terres, l'atmosphère et la cryosphère (glaces).
Un réchauffement accéléré
Les résultats montrent que le rythme d'accumulation de chaleur est passé de 0,5 watt par mètre carré entre 1971 et 2000 à 1,1 watt par mètre carré entre 2006 et 2020. Cette accélération est principalement due à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
Conséquences sur les océans
Les océans absorbent environ 90 % de la chaleur excédentaire. Cette accumulation a des conséquences dramatiques : élévation du niveau de la mer, acidification des océans et perturbation des écosystèmes marins. Les scientifiques préviennent que si les émissions ne diminuent pas, la situation pourrait devenir irréversible.
Un appel à l'action
Les auteurs de l'étude appellent les gouvernements à prendre des mesures urgentes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ils soulignent que chaque fraction de degré de réchauffement supplémentaire aggrave les impacts déjà observés.



