Le conseil municipal de Belin-Béliet s'est réuni le 30 avril pour adopter le budget 2026, marqué par un important effort d'investissement. La majorité a maintenu les taux d'imposition, tandis que l'opposition a dénoncé une baisse de l'épargne et vu sa proposition de baisse d'impôts rejetée.
Des comptes 2025 excédentaires
Présentés par la conseillère municipale Élodie Alland, les comptes 2025 affichent un excédent de fonctionnement de plus de 1,4 million d'euros, malgré un déficit d'investissement de près de 393 000 euros. La majorité a qualifié cette situation de « gestion conforme aux prévisions » et proposé d'affecter l'intégralité de l'excédent aux projets 2026. L'opposition s'est abstenue, plaidant pour une mise en réserve partielle face à l'incertitude économique.
Budget 2026 : hausse des charges et investissements
Le budget primitif 2026 prévoit une augmentation des dépenses de fonctionnement, notamment pour le personnel et les charges générales (carburants), ainsi qu'un effort d'investissement conséquent. La majorité assume ce cap, évoquant des projets structurants et la nécessité d'anticiper les besoins futurs. L'opposition dénonce un « budget de précipitation », pointant une baisse significative de l'épargne et une dégradation de la capacité de désendettement. Elle s'inquiète notamment du projet du site du Graoux, sans cadre juridique formalisé.
Fiscalité maintenue
Les taux communaux restent inchangés : 44,84 % pour la taxe foncière bâtie, 51,72 % pour la non-bâtie et 16,24 % pour la taxe d'habitation. Une proposition de baisse de 10 % de l'opposition menée par Patrick Fayada a été rejetée. Le budget voté s'élève à 7 371 822 euros en fonctionnement et 4 726 802 euros en investissement.
Divergences stratégiques
Ce conseil illustre des divergences de fond sur la stratégie financière : la majorité veut investir rapidement, tandis que l'opposition appelle à la prudence. Patrick Fayada (Rassemblons Belin-Béliet) et Bernard Rablade (Vivre Belin-Béliet) ont critiqué l'utilisation intégrale des excédents pour l'investissement, jugeant risqué le projet du Graoux en l'absence de garanties suffisantes. L'opposition a multiplié abstentions et votes contre, affirmant son désaccord avec une stratégie qu'elle estime trop risquée pour l'avenir de la commune.



