Une crise sans précédent pour le monde taurin
Les manadiers et clubs taurins du Gard, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône font face à une situation critique. Alors qu'ils doivent déjà gérer une épidémie de dermatose chez les taureaux, ils subissent la résiliation de leurs contrats d'assurance responsabilité civile par Groupama Méditerranée, leur assureur historique. Cette décision, effective au 31 décembre 2025, menace directement l'organisation des fêtes votives, car sans assurance, il est impossible de lâcher des animaux dans les rues en vertu du Code civil.
Une réunion décisive en préfecture
Ce vendredi 7 novembre, une réunion s'est tenue en préfecture du Gard pour faire un premier état des lieux. Étaient présents le sénateur Laurent Burgoa, le député Nicolas Meizonnet, le maire d'Aubord André Brindu, ainsi que des représentants de la filière taurine. L'objectif : trouver des solutions pour garantir la pérennité des traditions camarguaises.
Des avancées concrètes
André Brindu a annoncé que les parlementaires vont organiser un rendez-vous avec le garde des sceaux pour faire évoluer la loi. Actuellement, en cas de blessure d'un participant qui se place volontairement sur le parcours du taureau, le manadier ou le club taurin est tenu pour seul responsable. La délégation souhaite que les participants assument leur part de responsabilité.
Par ailleurs, Béranger Aubanel, vice-président de la fédération des manadiers, et Frédéric Lescot, président de la Confrérie des Gardians, ont annoncé une bonne nouvelle : après trois ans de travail, la compagnie Dolce Vita à Eygalières accepte d'assurer ceux qui se retrouvent sans couverture. Une solution temporaire mais qui soulage les professionnels.
Un appel à la responsabilisation
Les acteurs du monde taurin insistent sur la nécessité de réduire le nombre d'accidents et de responsabiliser le public. Le préfet du Gard s'est engagé à poursuivre les travaux engagés depuis deux ans pour accompagner les communes et les acteurs locaux, en associant les préfets des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault.
Cette crise, bien que grave, semble trouver des débuts de réponse. Reste à savoir si les solutions proposées seront suffisantes pour préserver un pan entier de la culture camarguaise.



