Un parking rouvert après deux mois de travaux
Le parking du Train des Pignes, à La Croix-Valmer (Var), rouvrira ses portes le lundi 15 juin, après deux mois de fermeture pour mise en conformité. Cette réouverture intervient juste avant la haute saison estivale, évitant ainsi une pénalité pour la commune.
Des malfaçons constatées dès l'arrivée du nouveau maire
Peu après son élection, le nouveau maire de La Croix-Valmer, Nicolas Patel, a pris un arrêté municipal pour fermer en urgence ce parking ainsi que son toit-terrasse, le « jardin du Train des Pignes ». La raison : un défaut de conformité. « En arrivant aux responsabilités, j'ai été informé très rapidement que les travaux n'avaient pas été reçus en bonne et due forme. S'il arrivait un accident, la commune n'était pas assurée », explique le premier édile. L'acte administratif confirmant la réception de l'ouvrage n'aurait pas été exécuté en raison de sérieux défauts de conformité, constatés par la nouvelle équipe municipale.
Des travaux de mise aux normes
Pendant les deux mois de fermeture, le parking (inauguré le 20 juin 2025) a subi des rénovations pour répondre aux normes de sécurité incendie, de sûreté pour les usagers et d'accessibilité. Les travaux ont inclus la révision du système d'alarme et du réseau de sécurité, le changement des extincteurs, la dépose de revêtements podotactiles, la reprise de la signalisation, du cheminement piéton, des marquages au sol, ainsi que l'installation d'un feu bicolore pour éviter les collisions entre véhicules lors de la montée et de la descente entre les deux niveaux.
Ces ajouts ont entraîné des dépenses imprévues pour la Ville, mais « elles ne sont pas excessives », modère le maire. « Nous avons répondu aux besoins identifiés dans un diagnostic complet. L'objectif était de pouvoir rouvrir rapidement le parking pour la saison. »
Vers un long contentieux
Autre mauvaise surprise : la partie supérieure, au niveau du jardin accessible aux piétons, présente un défaut d'étanchéité au niveau des dalles. « Nous avons engagé des travaux de reprise », précise Nicolas Patel, qui devraient durer encore quelques semaines. Selon les estimations de la municipalité, le coût total de ce projet grimpe aujourd'hui à 10 millions d'euros, contre les 3,5 millions prévus au budget initial. « À un moment donné, il faudra se retourner vers les responsables, gronde le maire. Il y a probablement eu des malfaçons et défauts de conception. » La route d'un long contentieux se dessine pour la commune. « Nos avocats travaillent sur le dossier », assure le maire, qui qualifie ce projet de « fiasco total ».
Un parking désormais payant
Jusqu'à présent, ce parking était gratuit : les usagers entraient et sortaient sans payer. Pourtant, à l'origine, cet espace devait être payant. « Étant donné qu'il n'était pas conforme, on peut considérer qu'il était ouvert en phase de test », suppose Nicolas Patel. Désormais, les automobilistes devront passer à la caisse pour stationner plus d'une heure sur l'une des 90 places. La nouvelle tarification est définie comme suit : gratuit les 60 premières minutes, puis 3 € par heure (ou 30 centimes par tranche de 6 minutes), avec un forfait nuit fixé à 5 euros entre 21 h 01 et 6 h 59. Des prix légèrement plus élevés que ceux prévus par l'ancienne municipalité, ce qui est assumé : « Nous nous sommes alignés aux autres communes du Golfe. »
« Il n'y a pas d'abonnement possible », insiste l'édile. L'objectif de ce parking est de favoriser un flux régulier et une rotation : « On s'arrête pour faire deux courses ou prendre un café par exemple. » Pour y accéder, nul besoin de prendre un ticket : la plaque du véhicule est enregistrée par des caméras, il suffit de régler à une borne en entrant son immatriculation. La barrière s'ouvrira directement.



