Ce mardi 5 mai, au centre des congrès h2, le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a participé à l’ouverture de la deuxième édition du Salon de la copropriété Rénovons. Devant un auditoire composé de professionnels et de citoyens, il a répondu aux questions des organisateurs sur plusieurs dispositifs clés liés au logement.
Une politique du logement sous tension
En préambule, Vincent Bouget a déploré le manque de logements sociaux dans la ville, alors que plus de 70 % de la population y est éligible. Il a ensuite été interrogé sur le permis de louer, instauré dans certains quartiers pour lutter contre les marchands de sommeil. L’élu s’est montré prudent : « Il faut évaluer ce dispositif et disposer des moyens de contrôle nécessaires. Je ne suis pas favorable aux effets d’annonce, mais aux résultats concrets. »
La Prime climat reconduite et renforcée
Ludovic Tourdiat, président régional de l’Unis, a interrogé le maire sur le maintien de la Prime climat, une aide de 600 euros par copropriétaire pour les copropriétés éligibles à Ma Prime Rénove. Vincent Bouget a confirmé son maintien, soulignant que Nîmes métropole avait versé 2,3 millions d’euros de crédits Anah l’an dernier, auxquels s’ajoutent près de 100 000 euros d’abondement. « 150 lots étaient concernés, et en 2026, ce sera deux fois plus. Nous montons en puissance. Cette aide climat donne aussi du pouvoir d’achat, ce qui est crucial aujourd’hui. »
La Maison de l’habitat et le diagnostic structurel
Interrogé sur l’avenir de la Maison de l’habitat, un lieu d’information et d’échanges sur les aides, le maire a rassuré : ce dispositif pourrait être présenté dans des salons pour accélérer la rénovation. Enfin, concernant le diagnostic structurel dans les quartiers anciens, Vincent Bouget a confirmé son intention de continuer à utiliser cet outil pour prévenir les effondrements d’immeubles dégradés.



