Pour boucler des budgets atteignant 2 000 milliards d'euros, plusieurs pays européens engagent une bataille autour de nouvelles taxes, notamment sur les cryptomonnaies, le tabac et les jeux en ligne à Paris. Selon des sources gouvernementales, ces mesures visent à générer des recettes supplémentaires face à des déficits croissants.
Une pression budgétaire sans précédent
La Commission européenne a récemment indiqué que les États membres doivent trouver 200 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2027 pour financer leurs priorités. La France, par exemple, envisage de taxer les transactions de cryptomonnaies à hauteur de 0,5 %, ce qui pourrait rapporter 1,2 milliard d'euros par an, selon le ministère de l'Économie. Le tabac, déjà lourdement taxé, verrait une hausse de 10 % du prix du paquet, générant 800 millions d'euros annuels.
La piste des jeux en ligne
Paris, plaque tournante des jeux en ligne, pourrait imposer une taxe de 2 % sur les mises, une mesure qui rapporterait 500 millions d'euros. « Nous devons innover fiscalement sans étouffer l'économie numérique », a déclaré un haut fonctionnaire du ministère des Finances. L'Allemagne et l'Italie explorent des pistes similaires, avec des taux variant entre 1 % et 3 %.
Réactions contrastées
Les associations de consommateurs dénoncent une pression accrue sur les ménages. « Ces taxes frappent les plus vulnérables », a affirmé le porte-parole de l'UFC-Que Choisir. En revanche, les organisations environnementales saluent l'initiative, estimant qu'elle pourrait financer la transition écologique. Le débat s'annonce houleux au Parlement européen, où les oppositions réclament une évaluation d'impact.
Un calendrier serré
Les discussions doivent aboutir d'ici octobre 2026 pour une mise en œuvre en janvier 2027. La Commission européenne a promis une harmonisation pour éviter les distorsions de concurrence. Selon une étude de l'Institut Bruegel, ces nouvelles taxes pourraient couvrir 15 % des besoins de financement des États membres.



