J.K. Rowling parmi les plus gros contribuables britanniques avec 54,7 millions d'euros d'impôts
J.K. Rowling, contribuable record au Royaume-Uni

J.K. Rowling, une contribuable d'exception au Royaume-Uni

Selon le Sunday Times, J.K. Rowling figure parmi les 100 premiers contribuables britanniques, avec des impôts atteignant cette année 47,5 millions de livres sterling, soit 54,7 millions d'euros. Cette feuille d'imposition impressionnante place l'autrice de Harry Potter bien au-dessus d'autres célébrités du pays.

Un classement fiscal dominé par les entrepreneurs

La romancière occupe la 36e place de ce palmarès, qui est largement dominé par de grands entrepreneurs. En tête, on trouve notamment les frères Done, spécialisés dans les jeux du hasard, avec 400 millions de livres d'impôts, ainsi que des financiers comme le fondateur de Revolut et Sir James Dyson, le roi de l'aspirateur. Le total des recettes générées par ces premiers imposables dépasse les 6 milliards d'euros, en augmentation d'un milliard par rapport à l'année dernière en raison de la hausse de l'impôt sur les sociétés, comme le rapporte la BBC.

Rowling devance de nombreuses stars

J.K. Rowling surpasse nettement d'autres personnalités britanniques :

  • Harry Styles, ancien membre des One Direction, avec 24,7 millions de livres.
  • Le chanteur Ed Sheeran, à 19,9 millions de livres.
  • Les footballeurs Erling Haaland (Manchester City) et Mohamed Salah (Liverpool), qui paient moins de 20 millions de livres.
  • Le boxeur Anthony Joshua, 100e de la liste avec 11 millions de livres.

Une fortune colossale bâtie sur Harry Potter

Créatrice de la saga Harry Potter au milieu des années 1990, J.K. Rowling a amassé une fortune estimée par Forbes à plus d'un milliard d'euros. Elle a vendu à ce jour plus de 600 millions d'exemplaires de ses livres et génère des revenus annuels dépassant les 100 millions d'euros grâce aux droits sur les adaptations cinématographiques, dont une série HBO en préparation, la trilogie des Animaux fantastiques, des pièces de théâtre, des parcs d'attractions et un merchandising étendu.

Philanthropie et controverses

Que fait-elle de sa fortune ? Outre des investissements immobiliers, J.K. Rowling s'engage régulièrement dans des actions philanthropiques. Elle soutient des associations œuvrant pour les familles monoparentales, la protection de l'enfance et finance la recherche sur la sclérose en plaques. Cependant, elle a aussi alimenté la polémique en créant un fonds privé destiné à défendre les droits des femmes et à soutenir des procédures juridiques contre les personnes transgenres, qualifié par certains de transphobe.

Absence notable de la famille royale

Contrairement à J.K. Rowling, la famille royale britannique est absente de ce classement des plus gros contribuables. Cela suggère que leurs impôts versés sont inférieurs à 10 millions d'euros. Le roi Charles III et le prince William perçoivent chacun environ 27 millions d'euros de leurs duchés privés et paient une contribution « volontaire ». Alors que Charles, lorsqu'il était prince de Galles, réglait 6,7 millions d'euros d'impôts, ni lui ni William ne divulguent désormais leur feuille d'imposition depuis son accession au trône.

La présence de J.K. Rowling dans ce classement fiscal démontre que son empire littéraire et commercial fonctionne à plein régime, consolidant sa position comme l'autrice la plus riche du monde.