La fin d'une époque pour la bijouterie Perrusset à Nice
C'est un chapitre qui se referme dans l'histoire commerciale niçoise. La bijouterie Perrusset, institution locale installée depuis 1961 sur l'avenue Jean-Médecin, fermera définitivement ses portes cet été. Cette décision intervient après 65 années d'existence et marque la fin d'une entreprise familiale dirigée par trois générations successives.
Un départ en retraite qui sonne le glas
Jean-Pierre Lacrampe, actuel propriétaire et représentant de la troisième génération à la tête de l'établissement, a confirmé son départ en retraite. Aucun repreneur ne poursuivra l'activité de bijouterie, bien qu'un projet commercial différent soit envisagé pour les locaux. « Ça me fait quelque chose de fermer. Ce magasin a toujours été dans ma famille », confie-t-il avec émotion.
Le bijoutier a lancé une liquidation complète de son stock, dont l'écoulement déterminera la date exacte de fermeture. Déjà, les clients se pressent pour profiter des dernières occasions. « Le pouvoir d'achat n'augmente pas, alors… », justifie Annie, une cliente fidèle qui se souvient y avoir acheté sa médaille de baptême.
Une histoire familiale débutée en 1961
L'aventure Perrusset a commencé lorsqu'une grand-tante de Jean-Pierre Lacrampe, bijoutière dans l'est de la France, a choisi Nice pour sa retraite. Ne résistant pas à l'envie de continuer son métier, elle a ouvert ce qui deviendra le premier grand magasin de bijoux de la ville. « Avant, les bijouteries étaient surtout des petites boutiques confidentielles. Là, il y avait un gros système, avec beaucoup de marchandises, tout en restant populaire avec des prix accessibles », raconte le patron actuel.
L'emplacement stratégique sur l'avenue Jean-Médecin, artère commerçante majeure de Nice, a contribué au succès durable de l'enseigne. Pourtant, malgré cette longue histoire, la relève familiale ne sera pas assurée, la fille de Jean-Pierre Lacrampe n'étant pas intéressée par la reprise.
L'avenir incertain du commerce de bijoux
Si la bijouterie Perrusset disparaît, Jean-Pierre Lacrampe reste optimiste pour le secteur. « Les bijoux se sont toujours portés, alors ils se vendront encore », affirme-t-il, tout en reconnaissant les défis actuels. L'explosion du prix de l'or, qui a triplé en deux ans selon ses dires, représente un frein significatif. « La moindre chaîne vaut une fortune », constate-t-il.
Néanmoins, le commerce des montres continue de bien se porter, et l'arrivée de nouveaux matériaux pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. Après la fermeture, les locaux subiront des travaux pour s'adapter à la future enseigne qui les occupera, marquant ainsi la fin définitive de cette page de l'histoire commerciale niçoise.



