Un demi-siècle dédié à l'électricité
L'entreprise familiale Daudet Électricité, basée à Crespian dans le Gard, a célébré ses 50 ans d'activité. Fondée par Pierre Daudet le 1er juillet 1976, juste après son service militaire, la société est aujourd'hui dirigée par son fils Julien. « Quand j’ai fini l’armée, le 1er juillet 1976, je suis allé à la Chambre des métiers m’inscrire comme artisan », se souvient Pierre Daudet, maire de Crespian de 1989 à 2008. « Un an après, j’embauchais mon premier salarié, puis un deuxième l’année suivante. C’est comme ça que tout a commencé. »
Une aventure familiale transmise de père en fils
Marié à Renée Daudet depuis 48 ans, Pierre Daudet, 72 ans, est fier du chemin parcouru. À ses débuts, sa future épouse l’aide « gracieusement », précise-t-elle, pour les tâches administratives avant de rejoindre officiellement l’entreprise en 1980. L’histoire familiale se poursuit avec Julien, son fils unique, actuel directeur, Carole, épouse de Julien et responsable du personnel. Leur fille Élodie, 19 ans, y travaille pendant les vacances. L’entreprise compte aujourd’hui 47 collaborateurs, dont certains sont présents depuis plus de 20 ans. « Il s’agit de notre personnel d’encadrement qui constitue un noyau solide de l’entreprise », souligne Carole.
Des valeurs gravées dans la pierre
« Quand Julien nous a rejoints 20 ans plus tard, sans même nous demander la permission, ça nous a fait énormément plaisir… C’est lui qui a développé la société », confie Pierre Daudet. Parmi les moments marquants, il cite la pose de la première pierre du nouveau bâtiment et les trois mots gravés qui résument l’esprit de l’entreprise : « amour, passion et volonté ». « J’y ajouterais aussi la sagesse », glisse-t-il. Le déménagement a eu lieu en 2004.
Adaptation et résilience face aux crises
Pour rester compétitive, l’entreprise mise sur l’adaptation. « Il faut se remettre en question régulièrement et suivre le marché », résument Pierre et Julien. Julien rappelle que Daudet Électricité assure l’entretien de l’éclairage public de Saint-Mamert-du-Gard. La société a traversé plusieurs crises, notamment celle de 1991 et celle du Covid. « Il ne faut jamais baisser les bras », conclut Renée Daudet. Pierre Daudet confie son seul regret à côté de son fils, visiblement ému par ses paroles : « Je me suis beaucoup investi dans l’entreprise et j’ai parfois laissé un peu de côté ma vie de famille. J’aurais pu être plus présent en tant que père. »



