Le conseil municipal a voté le budget de fonctionnement 2026, marqué par une augmentation de la fiscalité locale et une année blanche pour les investissements. Cette stratégie, jugée nécessaire par la majorité, a été dénoncée par l'opposition moneinchonne.
Un débat tendu
Point majeur à l'ordre du jour du conseil municipal du jeudi 30 avril, le budget de fonctionnement 2026 a donné lieu à un débat « à fleuret moucheté » entre la majorité et la minorité. Au préalable, Yves Salanave-Péhé, maire de la commune, a présenté les orientations budgétaires selon « un scénario au fil de l'eau » qui fait apparaître « une épargne nette négative, dès 2026 », compte tenu de dépenses imprévues.
Des mesures drastiques
Face à cette situation qualifiée de « dramatique » par le maire, la majorité entend jouer sur deux leviers : l'investissement, frappé « d'une année blanche », et la section de fonctionnement, qui s'élève à 4 688 568 euros. Celle-ci est marquée par « une baisse des dépenses » de 11 % par rapport à 2025 et la « dynamisation des recettes » via la hausse des impôts locaux, qui doit entraîner 120 000 euros de gain supplémentaire.
L'opposition monte au créneau
Siégeant pour la première fois au conseil municipal suite au retrait d'Hélène Duport, Albéric Pottier est monté au créneau, en l'absence de Bertrand Vergez-Pascal, pour dénoncer le manque de débat en commission sur la fiscalité. Il a jugé cette hausse « déraisonnable » et a estimé qu'elle « va grever encore un peu plus le pouvoir d'achat des citoyens ».
La majorité se défend
« Nous étions dans une urgence extrême », a asséné le maire, réfutant ce procès car « les discussions sur la fiscalité ont eu lieu en bureau municipal, en lieu et place de la commission des finances ». Il a ajouté : « Il nous faut rétablir au plus vite les comptes de la commune, plus dégradés que nous le pensions. » Appuyé par ses adjoints et d'autres conseillers, il a notamment souligné que « la baisse des indemnités des élus représente une économie annuelle de 43 000 euros par rapport au mandat précédent », ciblant l'ex-majorité qui les avait augmentées en 2020. En réponse à Albéric Pottier, qui plaidait pour un audit financier, il a été rétorqué qu'« un cabinet d'audit coûterait cher et ses résultats ne sont jamais à la hauteur des attentes ». Le maire a répliqué : « Cette augmentation est purement comptable », suspectant que cette hausse de la fiscalité dès la première année soit politique.



