Dans une tribune publiée le 31 mai 2021, plus de 200 artistes, autrices et auteurs appellent à une véritable politique des auteur·ices en France. Ils dénoncent une précarité croissante et une ubérisation du secteur culturel, exacerbée par la crise sanitaire.
Un constat alarmant
Les signataires, parmi lesquels des noms comme Virginie Despentes, Leïla Slimani ou encore Mathieu Kassovitz, tirent la sonnette d'alarme sur la situation des créateurs. Ils pointent du doigt la multiplication des contrats précaires, la baisse des rémunérations et la difficulté à vivre de leur art. Selon eux, le modèle économique actuel, dominé par les plateformes numériques, fragilise l'ensemble de la chaîne de création.
Des revendications claires
Les artistes réclament plusieurs mesures concrètes : la création d'un statut unique pour les auteur·ices, une meilleure protection sociale, et une révision du droit d'auteur à l'ère numérique. Ils demandent également que les plateformes comme Netflix, Amazon ou Spotify contribuent davantage au financement de la création.
- Instauration d'un revenu minimum pour les artistes
- Renforcement du dialogue social dans les secteurs culturels
- Mise en place d'une fiscalité adaptée aux revenus irréguliers
Un appel à l'action politique
Les signataires interpellent le gouvernement et les collectivités territoriales pour qu'ils prennent des mesures d'urgence. Ils estiment que la culture est un bien commun et qu'elle ne peut être laissée aux seules lois du marché. La tribune conclut sur une note d'espoir : « Il est temps de bâtir une politique des auteur·ices, pour que la création reste vivante et diverse. »



