Corsair : le PDG Pascal de Izaguirre alerte sur l'impact économique du kérosène
Corsair : l'impact économique du kérosène inquiète plus que la pénurie

Corsair : l'impact économique du kérosène inquiète plus que la pénurie

Le PDG de la compagnie aérienne Corsair, Pascal de Izaguirre, a exprimé ses préoccupations concernant l'impact économique de la hausse des prix du carburant sur le secteur aérien. Interrogé sur BFM Business, il a souligné que cette augmentation constitue une menace plus sérieuse que le risque de pénurie de kérosène.

Une hausse des prix préoccupante

Pascal de Izaguirre a détaillé l'ampleur de cette hausse : « Par rapport au niveau auquel était le kérosène avant le conflit, les prix évoluent entre deux fois et deux fois et demi ce niveau ». Cette envolée des coûts a des conséquences directes sur la structure financière des compagnies aériennes.

Le dirigeant a précisé : « Le kérosène représentait environ 25 % du total des coûts d'une compagnie aérienne. Et là, il évolue entre 40 et 45 % ». Cette augmentation significative pèse lourdement sur la rentabilité des entreprises du secteur, dans un contexte déjà marqué par les défis post-pandémiques.

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La gestion des stocks stratégiques

Concernant le risque de pénurie de carburant, Pascal de Izaguirre s'est voulu rassurant. Il a expliqué que la situation est suivie de près, en collaboration avec les pouvoirs publics : « En général, nous avons six semaines de visibilité devant nous ».

Il a ajouté : « L'État a des stocks stratégiques pour trois mois, ce qui nous permet quand même de tenir de voir venir et de passer l'été tranquillement ». Le PDG de Corsair a toutefois exprimé l'espoir que le conflit au Moyen-Orient soit résolu d'ici là, ce qui permettrait de normaliser les approvisionnements.

Les atouts de Corsair dans cette crise

Malgré ce contexte difficile, Pascal de Izaguirre a souligné les avantages dont dispose Corsair. La compagnie bénéficie d'un réseau de destinations qui reste à l'écart des zones de conflit, évitant ainsi les perturbations liées aux modifications de routes.

Il a cité plusieurs destinations privilégiées :

  • Le bassin méditerranéen (Espagne, Portugal, Italie, Grèce)
  • Les Antilles, décrites comme extrêmement dynamiques
  • La Réunion et l'île Maurice

Ces destinations, selon lui, continuent d'attirer les voyageurs et ne nécessitent pas d'adaptations majeures des itinéraires, ce qui limite les consommations supplémentaires de carburant.

En tant que président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM), Pascal de Izaguirre apporte une perspective sectorielle à ces défis. Son analyse met en lumière les tensions économiques auxquelles fait face l'industrie aérienne, tout en rappelant les mécanismes de résilience mis en place pour faire face aux crises géopolitiques.

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