Les assistants d'éducation (AED) des collèges et des lycées sont appelés à se mobiliser le 2 juin à l'échelle nationale. Une intersyndicale, comprenant la CGT Éducation, Sud Éducation, le Snes-FSU, l'Unsa, FO, la CFDT éducation et le Snalc, a appelé à la grève et à des rassemblements partout en France. Les syndicats estiment que le gouvernement ne « fait rien » pour que les AED puissent travailler dans des « conditions acceptables et décentes ».
Revendications des syndicats
Dans un communiqué commun publié vendredi, les syndicats exigent « la création des postes et le recrutement des assistants d'éducation pour répondre aux besoins, la création d'une grille salariale nationale qui permette une revalorisation des AED, l'accès à une formation initiale et continue, sur temps de service, un droit effectif à la mobilité ».
Des conditions de travail dégradées
Les assistants d'éducation, qui préfèrent ne pas être réduits au nom de « surveillants », comptent parmi leurs missions l'encadrement et la sécurité des élèves, la gestion des absences et retards, ainsi que l'appui aux projets pédagogiques. Les syndicats les appellent à se « mobiliser » le 2 juin sous forme de « manifestations », « rassemblements » et « grève », pour « rendre visibles la réalité de leurs conditions de travail et leurs revendications ».
« Pendant que le ministre affirme faire du climat scolaire une de ses priorités, les vies scolaires sont asphyxiées par le manque de moyens » et « rien n'est fait par le ministère pour permettre aux AED d'exercer leurs missions dans des conditions acceptables et décentes », dénonce l'intersyndicale.
Des craintes pour l'avenir
« Les conditions de travail, déjà difficiles, vont encore se dégrader », craignent les syndicats, regrettant l'absence de créations de postes aux rentrées 2025 et 2026. Ils estiment que « les AED se retrouvent souvent en première ligne, exposés aux risques ». En juin 2025, une surveillante de 31 ans avait été poignardée par un élève de 14 ans lors d'un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne), un drame qui avait suscité une émotion immense dans les sphères éducatives et politiques.



