Un avant-goût de finale sous tension
« Le jour Gym » titrait Nice-Matin le 7 mai 2022. La conviction de voir les Aiglons titrés 25 ans après la Coupe de 1997 était partout, dans le journal, la ville et même au stade. La meute de Galtier était trop affamée pour des Canaris prétendus doux comme des agneaux. On connaît la suite. Pas encore la fin de cette épopée 2026 en revanche. Elle s’annonce cette fois sombre, terrible, cruelle, à l’image d’une saison inépuisable en termes de contrariétés et déceptions. L’OGC Nice est malade, coincé dans un puits sans fond en attendant le résultat des barrages dans un Chaudron à ras bord et une Allianz vide.
Un combat déséquilibré ?
Wahi et ses copains ne voient plus le jour depuis leur virée ratée à Auxerre, il y a deux semaines en arrière. Les Lensois, eux, marchent sur l’eau et une vague de sympathie nationale sous prétexte d’être un joli dauphin pour le PSG. Ce n’est peut-être pas faux mais le pitch des médias français sur le peuple Chti est surfait. Le combat est aussi déséquilibré sur le terrain comme en tribunes mais ce n’est pas non plus les 40 000 minions Lensois contre 15 000 moches et méchants Niçois.
Supporter le Gym envers et contre tous
Stigmatisé, moqué, peu respecté, le Nissart a appris à n’en avoir que faire. Il n’est d’ailleurs jamais plus dangereux que quand il revient de loin, voire de nulle part. C’est une habitude, une mentalité, une transmission. Faire appel à Notre Père n’est pas une prière, c’est un devoir de mémoire. Envers la main qui a longtemps tenu la nôtre dans la rue Lairolle et les travées du Ray, les gestes et la voix qui nous ont guidés vers l’amour du Gym, le cri qui résonnait sur chaque but des Aiglons, la passion qui faisait du Rouge et Noir les couleurs dominantes dans la maison et les discussions.
Envers et contre tous, c’est ainsi que l’on supporte l’OGC Nice. Ce n’est pas tous les jours facile mais aimer son père ou la personne qui nous a transmis cet amour est éternel. Embrassez-la, remerciez-la ou regardez cette nuit les étoiles en lui disant : « Celle-là sera pour toi ! » Et Dante exaucera nos prières, cette fois.



