Master Poulet : succès ou symbole de malbouffe ?
Master Poulet : succès ou symbole de malbouffe ?

Au cœur de la vaste polémique née à Saint-Ouen se trouve une jeune chaîne de restauration rapide à la croissance fulgurante. Une success story à la mode Gen Z, selon les uns. Un symbole de malbouffe qui, pour les autres, mine le vivre-ensemble.

Pas la peine d'aller chercher bien loin l'adresse honnie. A une vingtaine de mètres de la station de métro Mairie-de-Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), une dizaine de pots de fleurs géants indiquent l'emplacement du désormais célèbre Master Poulet, avec sa façade orange et grise. En face, l'hôtel de ville. A droite, un Burger King. Et dans la diagonale, l'élégante façade brique du Bouillon du Coq, du chef étoilé Thierry Marx. Décor parfait pour une comédie.

A l'heure du goûter, en ce lundi pluvieux de mai, c'est devant les odorantes rôtissoires de l'enseigne de poulet que ça se passe. Une mère de famille repart en calant son gros sac en papier sous le bras – « mais chut, je travaille à la mairie » –, tandis qu'un groupe d'ados tient les pots de fleurs.

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Cette scène de vie quotidienne illustre la popularité de Master Poulet, mais aussi les tensions qu'elle suscite. Les défenseurs de l'alimentation saine dénoncent une malbouffe agressive, tandis que les jeunes y voient un lieu de convivialité accessible. La polémique enfle, alimentée par les réseaux sociaux et les débats municipaux.

L'enquête explore les coulisses de cette success story controversée, entre marketing viral et critiques sanitaires. Master Poulet, né d'une idée simple, a conquis une clientèle fidèle, mais doit désormais faire face à des questions sur l'éthique de son modèle économique.

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