Ce 4 mai, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le lycée Jules-Guesdes à Montpellier avant de se diriger, sous la pluie, vers le Rectorat. Les manifestants, enseignants et lycéens, ont scandé des slogans pour réclamer des postes supplémentaires, notamment quatre assistants d'éducation (AED).
Un climat scolaire dégradé
Cette mobilisation fait suite à une violente altercation entre un professeur et deux élèves survenue le 10 avril. Depuis, des mesures ont été prises à l'encontre des personnes impliquées, mais la communauté éducative dénonce un manque chronique de moyens humains. Selon Raphaël Geng-Ortoli, secrétaire départemental adjoint du syndicat Force Ouvrière, le Rectorat n'a accordé qu'un seul AED sur les quatre demandés, jugeant cela suffisant pour apaiser un climat scolaire déjà fortement dégradé.
Des revendications précises
Les manifestants réclament également un demi-poste d'infirmière scolaire. Cécile Chéné, du Snes-FSU, souligne que l'infirmerie est souvent fermée faute de moyens, alors que les besoins sont immenses. Le syndicat déplore l'absence de dialogue avec la Rectrice, malgré une demande de rendez-vous.
Le Rectorat a envoyé un inspecteur de vie scolaire pour tenter d'apaiser la situation, suite à une enquête flash qui a conclu à des violences graves de la part de deux élèves envers un enseignant, tout en jugeant inacceptable qu'un agent public s'en prenne physiquement à un élève.



