«Je suis infidèle et j'en suis fière.» C'est par cette déclaration que commence le témoignage de Claire, 38 ans, publié dans Libération. Elle raconte comment elle a décidé de vivre pleinement sa sexualité, en dehors des contraintes du couple traditionnel.
Le déclic
Tout a commencé il y a deux ans. Claire, en couple depuis dix ans, ressentait un manque. «Je n'avais pas de problème avec mon compagnon, mais j'avais envie d'autre chose, de nouveauté.» Elle décide d'entamer une relation extra-conjugale. «Je me suis dit : pourquoi me priver ? La vie est trop courte.»
Assumer son choix
Claire ne cache pas son infidélité. «Je ne mens pas. Mon compagnon est au courant. Ce n'est pas facile tous les jours, mais nous avons choisi la transparence.» Selon elle, cette honnêteté est essentielle pour éviter la culpabilité. «Je refuse de me sentir coupable. Je suis une femme libre.»
Le regard des autres
Elle admet que le jugement social est pesant. «On me traite de salope, d'égoïste. Mais je m'en fiche. Les hommes infidèles sont souvent considérés comme des séducteurs, les femmes comme des traîtres. C'est injuste.» Selon une étude de l'Ifop citée par Claire, 32% des femmes et 38% des hommes ont déjà été infidèles au moins une fois dans leur vie. «On est plus nombreuses qu'on ne le croit.»
Écouter son corps
Pour elle, l'infidélité est une forme d'émancipation. «J'ai envie d'écouter mon corps, mes désirs. Je ne veux pas les réprimer.» Elle insiste sur l'importance de la communication dans son couple. «Mon compagnon a aussi ses propres expériences. Nous avons des règles : pas de mensonges, pas de relations dans notre lit conjugal.»
Une nouvelle conception du couple
Claire se décrit comme une «infidèle assumée», mais elle ne rejette pas l'amour. «J'aime mon compagnon, mais l'amour n'empêche pas le désir pour d'autres. Le couple monogame est un modèle parmi d'autres. Il n'est pas universel.» Elle espère que son témoignage aidera d'autres femmes à s'affranchir de la culpabilité.



