Il serait tellement facile d’ironiser sur l’apparition d’une épidémie à bord d’un navire touristique… Mais nous allons le faire quand même. « Magazine Croisière » n’a qu’à bien se tenir.
Une épidémie de hantavirus sur un paquebot ?
Depuis qu’une épidémie de MV « Hondius » s’est déclarée sur le bateau hantavirus (je mélange peut-être les noms), la presse nationale généraliste se passionne pour ces immeubles horizontaux flottants. Je lis dans « Libération » que « plus de 1 700 personnes » ont été « confinées dans un paquebot après la mort d’un passager », où existe une « suspicion de gastro-entérite ».
Deux navires, deux histoires
La foudre frappant rarement deux fois au même endroit, il ne s’agit pas du même bateau. C’est à bord de l’« Ambition » (quel beau nom de navire où vivre une gastro) que des dizaines de passagers rejouent des scènes dignes d’un film de Ruben Östlund, tandis qu’un croisiériste britannique de 92 ans est décédé d’un arrêt cardiaque, sans que l’on sache à ce stade s’il existe un lien de cause à effet.
Les quatre questions qui m'obsèdent
- Pourquoi les médias s'intéressent-ils soudain aux croisières ? Après des années de désintérêt, voilà que chaque incident fait la une.
- Le hantavirus est-il vraiment à craindre ? Transmis par les rongeurs, il semble peu probable à bord d'un navire, mais le doute persiste.
- La gastro-entérite est-elle inévitable en mer ? Les conditions de promiscuité favorisent les épidémies, mais les compagnies assurent tout contrôler.
- Faut-il avoir peur de mourir en croisière ? Le décès du passager de 92 ans interroge sur les risques sanitaires pour les personnes âgées.
En attendant, les passagers confinés patientent, entre anxiété et ennui. Les autorités sanitaires enquêtent, et les compagnies de croisière tentent de rassurer. Une chose est sûre : ces immeubles flottants n'ont pas fini de faire parler d'eux.



