À la veille des vacances d'été, une Grande collecte est organisée pour la première fois le 27 juin afin de recueillir des dons pour les associations et leur permettre d'accueillir un nombre croissant de chats et chiens abandonnés. Près de 50 magasins partenaires dans les Alpes-Maritimes et le Var participent à cette initiative.
Une initiative inspirée des Restos du cœur
« L'idée, c'est de faire, un peu comme les Restos du cœur, une grande collecte dans tous les magasins volontaires », a déclaré à l'AFP Katia Renard, fondatrice de l'association Solidarité peuple animal à l'origine de l'initiative, à l'occasion de la 8e journée mondiale contre l'abandon des animaux de compagnie. Le but ? « Permettre aux particuliers d'aider concrètement et localement les centaines d'associations de protection animale en France qui prennent en charge la majorité des animaux issus de l'abandon », précise-t-elle.
Que peut-on donner ?
Croquettes, litières, brosses, jouets... pourront être déposés durant cette journée dans les animaleries, jardineries et supermarchés participants. Plus de 1.000 enseignes jouent le jeu pour accueillir les associations comme les refuges SPA. Des particuliers peuvent également organiser des collectes pour les associations inscrites sur le site lagrandecollecte.com ou verser directement de l'argent sur ce site.
Une situation d'urgence
Les dons permettront de soutenir des structures d'accueil qui sont saturées avec 75% d'entre elles « en grande précarité financière », selon une enquête de Solidarité peuple animal qui aide plus de 750 associations de protection animale. Pour cette organisation, plus de 300.000 chiens et surtout chats, « victimes d'un pic d'abandon l'été », ont été pris en charge en 2025 par les refuges, associations et fourrières. Les raisons sont multiples : achat coup de cœur, ruptures de vie (divorce, perte de revenus...), portées non désirées, allergies, comportement de l'animal...
Un appel à la responsabilité collective
« L'abandon, c'est une responsabilité collective. Ce n'est pas en se reposant sur quelques structures qu'on va arriver au bout de ce fléau », dénonce Mme Renard. L'association Vénus, également confrontée à ces difficultés, « appelle les pouvoirs publics, les collectivités, les entreprises et l'ensemble des citoyens à prendre conscience de l'urgence de la situation ».
Des solutions existent
Des solutions existent avec notamment la stérilisation, l'éducation des jeunes ou l'encadrement des ventes. Et surtout le développement des alternatives à l'abandon en faisant garder son animal ou en l'emmenant en vacances dans des lieux qui les acceptent, recensés notamment par la Fondation 30 millions d'amis.



