Facture électronique : choisir une plateforme agréée, le défi des entreprises
Facture électronique : le défi du choix de la plateforme

Mise en place de la facturation électronique : le casse-tête du choix de la plateforme

À partir du 1er septembre 2026, la facturation électronique devient obligatoire pour les entreprises. Eric Gillis, président de la Chambre régionale de l’Ordre des experts-comptables d’Occitanie, décrypte les défis de cette réforme. Selon lui, la première difficulté pour les entreprises est de sélectionner une plateforme agréée pour recevoir les factures. Sans cela, elles ne pourront plus recevoir leurs factures d’électricité ou de téléphonie, ni celles émises par les ETI.

Une réforme déjà expérimentée ailleurs

Cette réforme, bien que nouvelle en France, a déjà été mise en œuvre dans plusieurs pays : Mexique (2001), Espagne (2017), Hongrie (2018), Italie (2019), Grèce (2020). La France bénéficie donc de retours d'expérience. L'Ordre des experts-comptables d'Occitanie a mené des actions de sensibilisation depuis septembre 2025, en partenariat avec le Medef, la CPME et l'U2P, pour informer les entreprises dans tous les départements.

Plus d'une centaine de plateformes agréées

Le choix d'une plateforme est complexe : banquier, éditeur de logiciel, expert-comptable ou presse, les offres sont nombreuses. Les experts-comptables aident à distinguer les différences : certaines plateformes transforment les factures non électroniques en format électronique. Le processus normal implique un logiciel de facturation, une plateforme agréée, un annuaire Siret et une transmission à l'administration fiscale en quelques secondes.

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Les TPE-PME souvent peu équipées

Beaucoup de TPE et PME utilisent encore Word ou Excel pour facturer, ce qui ne sera plus compatible. Deux solutions : s'équiper d'un logiciel de facturation ou utiliser une plateforme capable de convertir les factures. Le choix de la plateforme implique donc une réorganisation administrative. Les modèles économiques varient : forfait fixe, tarif à la facture, ou gratuité apparente (avec coûts cachés).

Calendrier et coûts

Les entreprises doivent choisir leur plateforme d'ici juin 2026. Ce choix n'est pas définitif. Le vrai défi viendra dans un an, avec l'obligation d'émettre des factures électroniques. Le coût inclut la maintenance du logiciel et de la plateforme. Pour les très petites entreprises, l'investissement dans un logiciel de facturation peut ne pas être rentable si la plateforme suffit.

Les autoentrepreneurs aussi concernés

La réforme s'applique à toutes les personnes assujetties, y compris les autoentrepreneurs et les professions non redevables de TVA (comme les médecins). Ils doivent se doter d'une plateforme pour recevoir les factures de leurs fournisseurs, car l'État souhaite mesurer l'activité globale.

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