Astrhalor innove pour maintenir l'emploi des travailleurs handicapés
Astrhalor innove pour l'emploi des travailleurs handicapés

Pour pallier la baisse des aides de l’État et maintenir l’emploi de ses salariés en situation de handicap, l’entreprise adaptée Astrhalor, basée à Mende, innove en développant de nouvelles activités. En 2025, elle a commencé à sous-traiter pour l’entreprise Boucharenc, installée à Saint-Chély-d’Apcher, productrice de semelles et de chaussures orthopédiques. Elle regorge encore d’idées innovantes pour maintenir son activité et répondre à toutes les contraintes actuelles.

Un contexte économique difficile

« Cela fait trois ans que la situation est peu évidente et que nous avons pas mal de déficit. En 2025, on ne s’en est pas trop mal sortis. Nous sommes enfin arrivés à l’équilibre, même si le contexte reste plus qu’incertain », confie Vincent Gatin, le directeur d’Astrhalor, pour poser le cadre peu avant l’assemblée générale qui se tenait le lundi 11 mai 2026, à destination de l’encadrement de l’entreprise, des partenaires et d’un représentant du personnel.

Pour rappel, Astrhalor est une association au statut d’entreprise adaptée créée en 1985 et destinée aux travailleurs handicapés de Lozère. Elle favorise l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap ou en difficultés.

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Maintenir l’équilibre économique

Maintenir un équilibre économique est d’autant plus important pour cette entreprise, car 32 des 40 salariés sont en situation de handicap et qu’il est primordial de préserver l’emploi de ces personnes en difficulté. « Comme l’État baisse régulièrement les financements des structures associatives et des structures d’insertion, nous sommes obligés de mettre beaucoup d’énergie pour développer nos prestations, avec ces contraintes. »

Ainsi, lors de cette assemblée, il était question d’évoquer le développement de ces nouvelles activités. « À terme, nous aimerions que cette unité de production soit assez massive », déclare Vincent Gatin.

La sous-traitance pour Boucharenc

Parmi elles, Vincent Gatin aborde notamment la sous-traitance pour l’entreprise barrabande Boucharenc, depuis bientôt un an, sur la production de semelles pour les chaussures orthopédiques. Cette activité intervient, entre autres, pour pallier la baisse de celle de l’assemblage des publicités pour La Poste, qui « intéresse de moins en moins ».

« En ce moment, l’entreprise Boucharenc se lance sur des niches, comme les chaussures de sécurité. Sur leurs productions plus classiques, ils sous-traitent pour pouvoir mobiliser leur temps sur les projets qu’ils accroissent, explique le directeur. Ils nous confient notamment les découpes à l’emporte-pièce, le grattage, le collage, le pressage… Plein de petites prestations autour de semelles qui seront potentiellement pour des personnes en situation de handicap ! »

Des tâches adaptées

Ces tâches sont particulièrement adaptées au personnel d’Astrhalor, grâce à un matériau tendre et léger qui ne demande pas de manipulations difficiles. « Ça correspond donc au public le plus fragile qu’on ait. Ils sont cinq ou six à travailler au sein de cette unité et pas plus de deux ou trois en même temps. À terme, nous aimerions que cette unité de production soit assez massive. »

Un projet d’économie circulaire

Parmi les missions des salariés d’Astrhalor, il y a également la collecte de mobilier à travers diverses prestations : nettoyage, manutention, vider des maisons pour les bailleurs sociaux, etc. « Tout ce mobilier est ensuite déposé à l’Arécup, qui va le mettre en vente ou le recycler s’il n’y a pas de possibilité de vente. Là, l’idée est de mettre en place un programme de formation pour les valoristes de l’Arécup et pour nos salariés, explique le directeur. Nous voudrions mettre en place tout un circuit où on irait collecter les déchets avant de les apporter à l’Attisoir pour les upcycler grâce aux machines de l’atelier avant de les remettre en vente à l’Arécup. Les machines de l’Attisoir fonctionnent à peu près avec les mêmes principes que celles pour les semelles », souligne-t-il.

Les programmes devraient être préparés en juin, afin que l’activité commence en septembre prochain.

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Responsabilité sociale de l’entreprise

Enfin, le patron mentionne un dernier dossier pour 2026, celui de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), avec un objectif de limiter les douleurs des salariés. « En particulier pour les équipes ménage, notamment via des automates, des nouveaux types d’aspirateurs et peut-être même des squelettes motorisés. L’idée est d’essayer de développer un maximum d’outils qui nous permettent de maintenir dans l’emploi des gens fragiles. »

Autant de nouveautés qui permettent d’ajouter des couches d’activité à celles déjà existantes et d’adapter l’activité de l’entreprise à tous les types de handicaps à travers des prestations intéressantes pour des personnes porteuses d’un handicap : usinage, création et prototypes.