Un petit millier de personnes ont défilé dans les rues de Nice ce vendredi 1er mai 2026 à l'occasion du traditionnel défilé revendicatif. Le cortège a longé la promenade des Anglais avant de faire demi-tour pour rejoindre la place Garibaldi, où la manifestation s'est poursuivie.
Un rassemblement symbolique
Lorsque la manifestation s'est mise en route vers 10 heures face au Théâtre de Verdure, ils n'étaient que quelques centaines. Un millier tout au plus à l'arrivée place Garibaldi. « Le 1er mai est et doit demeurer un jour férié, chômé et payé », s'est égossillé au micro Alexandre Latruffe, le secrétaire général de l'union locale CGT. Le syndicaliste a insisté sur la valeur symbolique de cette journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs, célébrée « depuis 140 ans dans 163 pays ».
Un héritage historique
Dans les rangs des manifestants, Patrice Cuti a rappelé l'histoire de cette journée, née « à Chicago » en 1896 alors que les travailleurs américains « réclamaient la journée de 8 heures », « dans la répression et le sang », « comme à Fourmies en France » à la fin du XIXe siècle. Pour lui, le 1er Mai n'est pas « la fête du travail » décrétée « par les pétainistes », mais « un symbole très important de l'histoire de la lutte des classes », a insisté ce militant fréjusien qui a fait le déplacement pour le défendre.
Une menace sur le caractère chômé du 1er mai
La traditionnelle manif du 1er mai avait une dimension toute particulière ce vendredi, à Nice comme partout en France. Le gouvernement envisage en effet d'autoriser l'ouverture de certains commerces comme les boulangeries et les fleuristes. Julien Picot, le chef de file des communistes Niçois, estime qu'il s'agit d'un cheval de Troie « de la droite et de l'extrême droite » pour revenir sur cet acquis des travailleurs. « Car certaines chaînes de boulangerie emploient en réalité plusieurs milliers de salariés. Revenir sur le 1er mai c'est les contraindre à aller travailler. Et après eux... tous les autres », a défendu l'élu municipal.
Une mobilisation jugée insuffisante
Dans les rangs du cortège, ils sont nombreux à partager son avis. Et à déplorer, comme Pascale, qu'il y ait « plus de badauds qui se baladent sur la Prom que de manifestants ». « Il devrait y avoir plus de monde », a soufflé cette Lorraine d'origine qui est venue avec ses parents âgés de 92 ans pour « poursuivre le combat qu'ils ont mené toute leur vie dans les usines du bassin minier ». Lorsque la manifestation s'est mise en route vers 10 heures face au Théâtre de Verdure, ils n'étaient que quelques centaines. Un millier tout au plus à l'arrivée place Garibaldi. « C'est peu », a reconnu un élu azuréen, qui pensait que le pavé niçois serait « noir de monde compte tenu de l'enjeu de ce 1er mai ».



