The French Bastards ouvre sa troisième boulangerie à Bordeaux, renforçant son ancrage local
The French Bastards ouvre sa 3e boulangerie à Bordeaux

The French Bastards multiplie ses implantations bordelaises

Arrivée à Bordeaux en novembre dernier, l'enseigne parisienne The French Bastards, connue pour bousculer les codes traditionnels de la boulangerie, poursuit son développement rapide dans la ville. Après avoir ouvert une première boutique place Camille-Jullian en novembre, puis une seconde au marché des Grands-Hommes en décembre, les fondateurs viennent de confirmer l'ouverture d'une troisième adresse rue Porte-Dijeaux, prévue pour fin mai ou début juin 2023.

Une stratégie d'expansion réfléchie

Lors de l'inauguration aux Grands-Hommes, deux des fondateurs, Emmanuel Gunther et David Abehsera, ont détaillé leur approche. « Bordeaux coche pour nous toutes les cases », explique Emmanuel Gunther. « Un socle résidentiel, des gens au fait des tendances de la food et une dimension internationale avec le tourisme ». Le créatif du trio ajoute même un facteur plus subjectif : « on aime bien la ville », ce qui donne selon lui ce « cœur à l'ouvrage » essentiel à leur aventure entrepreneuriale.

Cette troisième boutique s'installera dans l'ancienne boutique Baillardran, fermée en juin dernier, un emplacement proposé par M. Baillardran lui-même lors des négociations pour la reprise du local des Grands-Hommes. David Abehsera relate : « C'est alors que nous étions en contact pour cette reprise qu'il nous a proposé cet autre emplacement », révélant une prospection entamée il y a déjà un an à Bordeaux.

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Maintenir l'artisanat malgré l'expansion

Avec ce troisième point de vente, The French Bastards atteindra ce que David Abehsera appelle « le seuil critique pour installer dans l'inconscient collectif » leurs pâtisseries régressives. Mais l'expansion ne se fait pas au détriment de la qualité. « Il convient de toucher l'habitant du quartier comme l'actif de passage », reconnaît-il, tout en insistant sur « la maîtrise de notre développement pour conserver notre dimension artisanale ».

Cette exigence se concrétisera rue Porte-Dijeaux par un atelier de fabrication attenant au point de vente, complété d'un espace de dégustation. Julien Abourmad, le pâtissier du trio, projette même d'y lancer sa recette de cannelé, démontrant que « même si on est une chaîne à l'origine parisienne, l'innovation est possible en province ».

Un quartier en pleine mutation gourmande

La concurrence s'intensifie dans le secteur de la Porte-Dijeaux. En mars, Cassonade, spécialiste du cannelé bordelais, a ouvert sa quatrième boutique à l'angle de la rue des Remparts. Pour les frères Degraves, fondateurs de Cassonade, cette implantation répond également à une politique de développement raisonné, l'opportunité du lieu représentant un véritable « coup de cœur ».

Lucas Degraves veille scrupuleusement à ce que la quantité ne nuise pas à la qualité, malgré un succès immédiat : « En trois semaines, on a atteint les chiffres d'une boutique qui tourne depuis un an ». Conséquence : leur laboratoire du cours Pasteur produit désormais 800 cannelés supplémentaires chaque jour, nécessitant des ajustements dans la production et les livraisons en vélo-cargo.

Les Bordelais du secteur Gambetta, qui avaient vu avec regret la fermeture définitive du Dijeaux mi-février, peuvent se réjouir de ce renouvellement des enseignes. La transformation du quartier en « nouveau spot des becs sucrés » sera complétée dans quelques semaines par l'ouverture d'un Breizh Café, promettant une offre gourmande diversifiée et de qualité dans ce quartier en pleine effervescence.

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