Émilie Baudrais remporte le prix régional des ateliers d'art
Émilie Baudrais : prix régional des ateliers d'art

La carrière de la mosaïste Émilie Baudrais prend une envergure nouvelle avec le prix régional des ateliers d’art et la sélection d’une de ses œuvres pour la Biennale de Venise. La mosaïste plassacaise a remporté, le 23 avril, le prix régional du concours des ateliers d’art de Nouvelle-Aquitaine. La récompense lui a été remise à Barbezieux pour son œuvre « Émotion ».

Les ateliers d’art de France se définissent comme un syndicat professionnel des métiers d’art du pays. Ils regroupent plus de 6 000 artisans d’art en France et se sont donné pour mission de « représenter et défendre, contribuer au développement et valoriser les métiers d’art », par le biais de concours et prix comme celui dont Émilie Baudrais est devenue la récipiendaire.

Le prix comprend deux catégories. « Patrimoine » qui met en valeur des techniques ancestrales et « création » où l’artiste doit montrer l’évolution de son travail, tout en respectant les techniques traditionnelles. C’est dans cette catégorie que la jeune femme a été récompensée, elle était en concurrence avec d’autres artisans d’art comme des porcelainiers, des ébénistes, une plisseuse, soit une dizaine de candidats pour la région.

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Émilie Baudrais participait pour la première fois à ce concours. « J’ai déposé un dossier dans lequel le jury prend en compte le parcours et l’œuvre proposée doit être récente et ne jamais avoir été présentée. Ce qui compte, c’est que l’on ait la maîtrise des techniques traditionnelles et qu’on les ait fait évoluer. »

Trois cents heures de travail

Pour autant, « Émotion », l’œuvre primée, n’a pas été créée à cette occasion. « En tant qu’artiste, j’ai voulu traduire ce que je ressens, c’est la cristallisation d’une émotion dans la matière. J’avais besoin de me recentrer dans mon travail. » Elle a fait la part belle aux matériaux de récupération qu’elle transcende. « J’ai utilisé des objets que je récupère comme des tubes à essai, des cristaux, des émaux de verre, des feuilles d’or ou des résidus de chaux, j’aime bien leur texture », dit-elle.

Trois cents heures de travail ont été nécessaires pour réaliser l’œuvre. Puis vint le moment stressant du concours. « On est arrivé le matin à 8 heures et je suis passée devant le jury à 14 h 30. C’était un sacré challenge, c’est la première fois que je faisais cela. J’ai été primée à 19 heures. » Émilie Baudrais a tout intérêt à s’habituer à la pression des présentations publiques. Sa réussite au concours national lui ouvre la porte des finales nationales où elle sera en concurrence avec les vainqueurs des autres régions.

Sélectionnée par Venise

La France n’est pas le seul pays à profiter du talent d’Émilie, car une autre de ses œuvres « Énergie blanche » a été sélectionnée pour participer à la Biennale de Venise « Homo faber » sur le thème « Une île de lumière ». Son œuvre partira vers la Sérénissime au mois de septembre prochain ; une sorte de retour aux sources pour Émilie diplômée de l’école de Spilimbergo, en Vénétie. Les Blayais, et les autres pourront profiter du talent d’Émilie lors de l’édition 2026 de « Blaye en état d’art », en juin 2026.

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