Un concours d'excellence
Le silence règne dans les cuisines du lycée polyvalent René-Auffray à Clichy, où se déroulaient cette semaine les épreuves qualificatives de la catégorie cuisine du concours Un des meilleurs ouvriers de France. Reconnu comme diplôme d’État, cet examen récompense tous les quatre ans les meilleurs artisans du pays dans une centaine de métiers.
À ses lauréats la gloire et le prestige de porter un emblème national. Pour le président du jury Guy Krenzer, sacré à deux reprises en charcuterie puis en cuisine, « être meilleur ouvrier de France, c’est une philosophie de vie ». « On aspire à l’excellence, on veut atteindre l’excellence, poursuit-il. Quand vous arrivez à ce niveau-là, vous passez de l’ombre à la lumière. Une fois que vous avez un col bleu-blanc-rouge, tout le monde vous voit. »
Des épreuves exigeantes
Les cuisines du lycée polyvalent ont été spécialement aménagées pour le bon fonctionnement des épreuves et « pour répondre aux attentes des candidats », explique Frédérique Lhémery-Dias, coordinatrice en cuisine de l’examen. Sept candidats ont participé à ces qualifications dans l’espoir de décrocher le très prisé col bleu-blanc-rouge.
Cette compétition, qui se tient tous les quatre ans, met à l’épreuve le savoir-faire et la créativité des artisans. Les candidats doivent réaliser des plats complexes sous le regard exigeant d’un jury de professionnels. « C’est un moment intense, confie un participant. On donne le meilleur de soi-même pour montrer ce qu’on sait faire. »
Le lycée René-Auffray, établissement polyvalent de la région parisienne, a su s’adapter pour accueillir cette épreuve de haut niveau. Les équipes pédagogiques et techniques ont travaillé sans relâche pour garantir des conditions optimales. « Nous sommes fiers d’être le théâtre de cette sélection », souligne le proviseur.
Le concours Un des meilleurs ouvriers de France est une institution dans le monde de l’artisanat. Il valorise l’excellence et le travail bien fait. Les lauréats voient leur carrière propulsée et deviennent des références dans leur domaine. « C’est une reconnaissance ultime », conclut Guy Krenzer.



