Barbezieux relance les Ateliers d'art de France après une pause en 2025
Barbezieux relance les Ateliers d'art de France

Après une pause en 2025, Barbezieux accueille à nouveau les Ateliers d'art de France et met en lumière des créations d'exception venues de toute la région. Le Logis de Plaisance s'impose, le temps d'un week-end, comme une vitrine de l'excellence artisanale. Pour la cinquième fois, Barbezieux accueille le concours régional des Ateliers d'art de France, un rendez-vous lancé en 2021 dans la foulée de l'obtention du label Ville et métiers d'art.

Un concours national unique

Unique en son genre, ce concours national distingue, région par région, des professionnels des métiers d'art dans deux catégories : création et patrimoine. À la clé pour les lauréats, une visibilité exceptionnelle avec des stands au salon Maison & Objet et au Salon international du patrimoine culturel à Paris.

Après une pause en 2025, l'événement revient sous une nouvelle formule biennale. Dix candidats présélectionnés en Nouvelle-Aquitaine exposent leurs pièces jusqu'à ce dimanche 26 avril (accès libre). Une occasion rare d'approcher des œuvres singulières et souvent spectaculaires.

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Des créations textiles remarquées

Parmi elles, les créations textiles de Claire Maïques et Vincent Richard de Latour, conçues à partir de chutes de tissu et de cuir, témoignent d'un savoir-faire déjà remarqué par les plus grandes maisons de haute couture. Ximun Sabarots a été primé pour son makila, bâton basque finement gravé, au concours des métiers d'art à Barbezieux. Delphine Lamy et Émilie Baudrais ont été récompensées pour leur mosaïque « Émotion #1 », une œuvre minérale et lumineuse présentée à Barbezieux.

Le makila de Ximun Sabarots

Au Logis de Plaisance, les œuvres en lice illustrent la richesse et la créativité des métiers d'art régionaux. Au stand d'à côté, Ximun Sabarots a été distingué vendredi dans la catégorie patrimoine pour son makila richement orné, fruit d'un long travail de gravure inspiré de la symbolique basque, spécialement créé pour le centenaire du Musée basque et de l'histoire de Bayonne.

La mosaïque d'Émilie Baudrais

Dans la catégorie création, la mosaïste blayaise Émilie Baudrais a séduit le jury avec « Émotion #1 », une œuvre minérale et lumineuse née d'un besoin d'expression personnelle. « Une bulle de ressenti », confie-t-elle, après avoir choisi de se consacrer pleinement à la création. Même non primée, la sculpture en porcelaine de Matéo Clausse, urne funéraire aux allures de cathédrale gothique, ne laisse pas indifférent. Le Poitevin a ainsi travaillé pour la maison Chanel.

Un levier de développement pour la ville

Au-delà du concours, la Ville entend faire des métiers d'art un levier de développement « et un relais de croissance », appuie le maire Vincent Renaudin. Un projet d'incubateur dédié aux artisans est à l'étude à Saint-Hilaire.

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