Un passionné de pain originaire de la Vienne entame un périple de 1 000 kilomètres pour découvrir l'histoire du Pain Maudit de Pont-Saint-Esprit. Raphaël Serreau, 23 ans, a quitté son hameau de la Vienne le 27 juillet, jour de la fin du Tour de France, pour une aventure originale : une « route des pains » à vélo.
Un défi curieux et passionnant
Raphaël Serreau, originaire de la Vienne, s'est lancé le défi de rallier le Gard rhodanien, en passant par Bagnols-sur-Cèze et Pont-Saint-Esprit, au terme d'un périple de 1 000 kilomètres… à vélo ! Son itinéraire, qui s'étend du 27 juillet au 13 août, le mènera à travers la Gironde, la Haute-Garonne, l'Hérault, jusqu'au Gard. « C'est un petit projet que je mène avant de commencer vraiment ma carrière, explique l'amateur de blé et de céréale. À mon échelle, j'aimerais tenter de réconcilier les Français avec le pain. »
L'origine de l'aventure : un mémoire universitaire
L'origine de cette aventure tient en cinq mots : mémoire universitaire et Tour de France. Étudiant en sciences politiques, Raphaël Serreau devait plancher sur un sujet de fin d'études. Il s'est longuement interrogé avant de trancher. « Plus jeune, je voulais devenir agriculteur donc j'ai toujours apprécié le milieu céréalier, précise-t-il. Et puis j'ai toujours mangé énormément de pain donc j'ai tablé sur un mémoire sur le rôle de l'État dans cet aliment. » Mémoire rendu, diplôme en poche, le jeune homme n'a pas pour autant tourné la page. Il a décidé de prolonger sa réflexion… sur les routes de France.
« Depuis que je suis petit, je regarde la Grande Boucle avec mon grand-père, donc le vélo fait partie de ma vie, ajoute le jeune homme de 23 ans. Le but, c'est d'aller à la rencontre de boulangers, raconter leurs histoires et puis aussi leurs difficultés. Je veux raconter ce qui les anime au quotidien, quels sont les enjeux de leur profession et sur la meunerie. »
Le point de départ lié au point d'arrivée
Passionné de la baguette, le diplômé de Sciences Po a calqué son itinéraire pour arriver à Pont-Saint-Esprit et son fameux Pain Maudit ! « Tout est lié : la farine contaminée qui avait provoqué l'empoisonnement des Spiripontains venait de la Vienne, ajoute le diplômé en sciences politiques. À l'époque, les moissons étaient mauvaises, particulièrement dans le Sud. Les départements excédentaires, comme la Vienne, approvisionnaient les déficitaires, comme le Gard. Symboliquement, ça ferme la boucle de mon projet. »
Le jeune homme passera dans le Gard rhodanien entre le 12 et le 13 août. L'ensemble de ce parcours à vélo sera posté sur ses réseaux sociaux sous le nom « Routes_du_pain ». Ce projet, à la fois sportif et historique, promet de mettre en lumière le patrimoine boulanger et les défis actuels de la profession.



