Les travaux pour sauver les parcs ostréicoles du Mimbeau, fragilisés par l'érosion, viennent d'être engagés. 430 mètres de digue sous-marine doivent être confortés. Un arrêté préfectoral avait été signé le 9 décembre 2025 pour autoriser des travaux de protection des parcs ostréicoles du Mimbeau, dans le sud de la commune de Lège-Cap-Ferret. Et ces jours-ci, les travaux ont véritablement démarré.
« Comptant parmi les zones les plus qualitatives et réputées du bassin d'Arcachon, explique le comité régional conchylicole Arcachon-Aquitaine (CRC-AA) dans un communiqué, ce secteur est aujourd'hui particulièrement exposé. Cette opération répond à l'accélération des phénomènes d'érosion littorale, qui fragilisent les infrastructures ostréicoles et réduisent progressivement les surfaces exploitées. »
Ce chantier prévoit sur six zones du Mimbeau « la réhabilitation de 430 mètres d'ouvrages historiques sur les 960 mètres existants, la création de 96 mètres de protections supplémentaires, la remise à niveau de plusieurs parcelles ostréicoles, un suivi des travaux et de leur évolution, en concertation avec les services de l'État ».
Les travaux sont autorisés jusqu'au 30 juin et ils ont été confiés à l'entreprise GEA Bassin : « Ils mobiliseront des interventions à la fois terrestres et maritimes. Les travaux comprendront l'apport d'environ 730 m³ de matériaux inertes, issus majoritairement de l'économie circulaire (béton propre), adapté aux contraintes du site. L'entreprise GEA Bassin, en charge de la réalisation, déploiera des moyens techniques spécifiques, incluant un navire de transport et des engins terrestres à faible impact environnemental. »
Un relevé bathymétrique commandé et financé par le Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) et réalisé par Parallèle 45, du 22 au 25 juillet 2025, fait état d'une aggravation de la situation de la fosse : 157 502 m² en juillet 2025 contre 132 251 m² en juillet 2024, soit 12,6 % de plus. Le chantier est financé par les ostréiculteurs concessionnaires sur la zone et bénéficie d'un soutien de l'Union européenne via le fonds FEAMPA (Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture).



