Saint-Maurin : le maintien en D3, une question de survie pour le club
Saint-Maurin : la lutte pour le maintien comme survie

Comme le répétait la mère de Napoléon, pourvu que ça dure. C’est, en tout cas, ce qu’on se dit du côté de Saint-Maurin (8e) où, chaque saison, on se bat pour se maintenir en D3 et, accessoirement, pour perpétuer le club. Dans ce petit village de moins de 400 âmes, il faut convenir que l’avenir du club s’inscrit en pointillé depuis des années.

Une nécessité vitale

« Rester en D3 est une nécessité, acquiesce le président Sébastien Massias. On a conscience que si on venait à descendre au plus bas échelon départemental, il serait difficile de s’en relever. On continue donc de s’accrocher. » Maintenue souvent sur le fil, la formation noire et rouge semble cette saison bien partie pour renouveler son bail sans trop de frayeur. L’exercice était pourtant plutôt mal engagé et, comme souvent à la trêve, le club était relégable. Mais, au prix d’une remarquable deuxième partie de saison, il devrait se sauver avec de la marge.

Un déclic après la trêve

« On a eu un déclic après la très longue trêve hivernale, en décrochant un résultat nul inattendu à Agen RC (4e), explique le président. Les joueurs ont alors pris conscience qu’ils avaient les qualités pour mieux faire. » Une prise de conscience qui s’est soldée par quatre succès, dont trois très appréciables face à des équipes de milieu de tableau. « On a retrouvé une certaine stabilité au niveau de notre effectif, et notamment sur notre ligne défensive. » Avec beaucoup moins de buts encaissés, l’équipe a ainsi pu renverser une situation qui paraissait bien mal engagée.

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Un maintien à portée de main

Avec la réception ce samedi de la réserve de Nérac (10e), Saint-Maurin a même l’opportunité de valider son maintien à deux journées de la fin, sans dépendre de qui que ce soit, ce qui n’a pas toujours été le cas. « C’est important pour le club, mais aussi pour notre village, de décrocher un joli maintien. C’est l’assurance pour nous de conserver les joueurs qui évoluent sous nos couleurs et l’espoir aussi d’attirer de nouveaux visages. Cette saison, nous avons eu la chance d’accueillir quatre jeunes qui ont fait le choix de signer chez nous. On pourrait recruter d’autres joueurs grâce à eux. Cela nous permet de rester cet animateur du territoire que nous sommes, avec nos bénévoles qui font un travail formidable. Nous avons, en outre, la chance d’avoir une mairie qui nous soutient et nous accompagne dans cet objectif. »

Un club qui mise sur l’identité

« Nous souhaitons conserver notre identité et nous faisons tous beaucoup d’efforts pour que cette aventure se poursuive », insiste le président. Avec, notamment, l’installation d’un éclairage qui permet de jouer désormais le samedi soir (ce qui est, aujourd’hui, une forte demande chez les joueurs), le club se donne tous les moyens pour s’ouvrir des perspectives. Avec ses 80 licenciés au total, dont 18 environ pour cette équipe fanion, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

« Notre équipe vétéran est, notamment, très impliquée. On sait qu’on peut toujours compter sur quelques joueurs pour dépanner ou pour accompagner l’équipe. C’est capital. » Une formule qui paye et qui devrait donc se perpétuer au terme d’une deuxième partie de saison rondement menée.

Pas un cas unique

À l’image de Saint-Maurin, plusieurs clubs de Lot-et-Garonne luttent avec leurs petits moyens pour survivre. Avec une équipe U9, une fanion et une vétéran, Saint-Maurin tente de séduire plusieurs publics pour se pérenniser. En D3, une entité comme Monbahus se rapproche fortement de ce modèle. Mais c’est en D4 qu’on en trouve le plus, à l’instar du voisin roquentin, Sos ou Beaupuy, des clubs dont l’avenir s’inscrit toujours en pointillé. À noter que Caumont/Fourques et Fumel, qui avaient relancé cette saison une nouvelle équipe senior, sont tout proches d’une accession en D3.

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