Pêche en Lot-et-Garonne : assemblée générale le 30 mai à Nérac
Pêche : assemblée générale le 30 mai à Nérac

L’assemblée générale ordinaire de la Fédération de pêche de Lot-et-Garonne approche à grands pas. Elle se tiendra samedi 30 mai à 8 h 30 à l’espace culturel d’Albret de Nérac et va précéder de quelques mois le renouvellement des bureaux des diverses associations locales (AAPPMA), les conseils d’administration et les bureaux au dernier trimestre de cette année.

Renouvellement des instances et appel aux bénévoles

« À la suite de ce renouvellement, il y aura celui du Conseil d’administration fédéral en 2027 et je souhaite continuer, je serai candidat », assure l’actuel président, Jean-Louis Molinié. « Dans les AAPPMA, notre inquiétude porte sur le vieillissement de certains conseils d’administration et, dans certains endroits, nous rencontrons des difficultés pour reconstituer ces conseils. Avec les membres du bureau, nous comptons nous déplacer sur un certain nombre d’assemblées générales à la demande des associations, pour susciter des vocations de bénévoles », poursuit Jean-Louis Molinié. « Au-delà de la partie loisirs pêche, il y a aussi toutes ces missions d’intérêt général autour de la gestion et de la protection du milieu aquatique », précise-t-il.

Quant au nombre de pêcheurs, il avoisine les 14 000 dans le département, soit une légère érosion, avec près d’un quart de jeunes, que l’on a du mal à fidéliser après l’âge de 18 ans.

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Aléas climatiques et défis environnementaux

Quid de l’année 2025 ? « C’est une année où, sur la ressource en eau, les conditions ont été assez satisfaisantes, avec un bémol : on a de plus en plus à souffrir des conséquences du dérèglement climatique. Ce sont des phénomènes météo avec une succession de fortes pluies, puis de périodes où on aura un mois, deux mois, trois mois, où les milieux vont souffrir. On constate une augmentation générale de la température de l’air et de l’eau, des phénomènes de tempête, de pluie intense, d’inondation et de crues. »

Le cormoran et autres espèces préoccupantes

Parmi les sujets qui fâchent, on reparlera du cormoran. « Le ministère a débloqué la possibilité d’obtenir des tirs, mais avec un but bien précis : protéger les espèces de poissons qui sont en difficulté. Nous avons monté un dossier pour des tirs sur la Garonne et sur quelques autres endroits où se trouvent des espèces emblématiques, comme les migrateurs, dont le brochet, qui est sur la liste rouge des espèces en voie de disparition. » Selon Jean-Louis Molinié, l’espèce prolifère et c’est au niveau européen qu’il faut revoir les modalités de sa protection.

On s’inquiète aussi de la présence en Garonne et dans le canal, du pseudorasbora, arrivé via l’aquariophilie, un petit vorace qui mange les œufs des autres cyprinidés. Et bien sûr le silure émergera des débats. « Il peut poser problème sur certains milieux en phase d’expansion, notamment vis-à-vis des poissons migrateurs, explique le président. Notre fédération a une position assez équilibrée, et s’oppose à un classement comme espèce exotique envahissante ou à des mesures réglementaires équivalentes qui obligeraient de tuer le poisson. Mieux vaut laisser au préfet la possibilité de cibler sur des endroits où les poissons migrateurs. »

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