Noémie Calais, de Sciences-Po à l'élevage : « L'agriculture de demain se fera par l'entraide et le collectif »
Diplômée de Sciences-Po, devenue éleveuse de porcs noirs dans le Gers, Noémie Calais est l'une des porte-voix du monde paysan, « qui est en train de se faire tuer ». Par Émilie Brouze. Publié le 18 mai 2026 à 12h00. Lecture : 3 min.
Quand elle imaginait sa reconversion dans l'agriculture, après une carrière de consultante à Paris, Londres et Hongkong, Noémie Calais, 36 ans, diplômée de Sciences-Po, se projetait dans une vie en plein air épanouissante, en harmonie avec la nature, loin des mégalopoles polluées qui bousillaient sa santé. « Je n'y allais pas pour lutter, mais pour vivre bien », se remémore celle qui s'est installée dans le Gers comme éleveuse de porcs bio en 2018, au sein d'un collectif fermier.
L'illusion a été de courte durée. Les absurdités et injustices imposées à celles et ceux qui nous nourrissent l'ont poussée à devenir une des porte-voix du monde paysan, « qui est en train de se faire tuer ».
Engagée à la Confédération paysanne, notamment dans la commission porcs nationale, Noémie Calais était sur les barrages, fin 2025, pour s'insurger contre l'abattage d'animaux sains lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). « J'ai un vrai amour pour l'élevage. Notre vie s'étoffe quand on est en... »
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