Au lycée alésien Bellevue, le balancier d'une chaise rapporte de l'or ! Une vingtaine d'élèves de l'établissement, concepteurs et créateurs d'une pièce protégeant de la chute d'une chaise en équilibre, ont été récompensés de deux médailles d'or, à Toulouse, dans le cadre du dispositif national Mini entreprise.
Un projet né d'un constat simple
Qui, en classe, n'a jamais joué à se mettre en équilibre sur une chaise lors d'un cours où l'ennui régnait ? C'est partant de ce constat que les élèves de l'enseignante Marie Michel, professeure de technologique au lycée alésien Bellevue, qui eux ne s'ennuient pas, ont élaboré, de A à Z, un projet industriel qui les a conduits au succès.
À savoir une pièce de plastique en PLA ou autrement appelé acide polylactique, baptisée Stabili'T, à enchâsser dans les pieds arrière de la chaise, ce qui empêche alors toute bascule. Protégeant ainsi de l'accident bête et méchant le lycéen malchanceux...
Une initiative encadrée par des enseignantes motivées
Une initiative née de la volonté de leur enseignante, rejointe par Delphine Salindre (Français) et Béatrice Cauvin (Histoire géographie), d'engager ce groupe d'élèves dans le programme Mini-entreprise. Agréé par le Ministère de l'Éducation nationale, ce dernier offre un temps d'éducation singulier et enrichissant pour des élèves qui, tels de véritables chefs d'entreprise, vivent les doutes et les joies de l'entreprenariat.
Devenir entrepreneur le temps d'un semestre
Cela permet de montrer toutes les étapes depuis la recherche d'une problématique, comment la résoudre et comment la fabriquer, précise l'enseignante, coutumière depuis 6 ans, comme l'était sa maman précédemment, du dispositif Entreprendre pour Apprendre (EPA). Ensuite, c'est un travail d'équipe et de coopération entre une vingtaine d'élèves afin de faire fonctionner leur entreprise dans laquelle nous intervenons le moins possible. Puis, c'est la rencontre avec des professionnels, des entrepreneurs ou autoentrepreneurs, bien souvent en EURL, pour la découverte de ce qu'est l'entreprise. C'est aussi, bien sûr, leur donner le goût de l'entreprenariat et leur montrer qu'ils peuvent y arriver.
Pour preuve, la double distinction dans la catégorie Marketing et commercial puis Innovation ramenée depuis Toulouse où se déroulait, le week-end du 20 mai, le salon régional de la mini-entreprise. Renversant non ?



