Dans le village de Sospel, un terrain avait été cédé au bailleur Erilia il y a près de dix ans en vue de créer des logements sociaux. Mais le maire a annoncé en conseil municipal, le vendredi 5 juin 2026, que le projet avait été abandonné.
Un projet initialement prometteur
En 2017, la commune de Sospel avait cédé une parcelle au bailleur social Erilia dans le quartier Saint-Sébastien. L'objectif était clair : vendu 100 000 euros, le terrain situé juste derrière la caserne des pompiers devait permettre de construire des logements sociaux. La maire de l'époque, Marie-Christine Thouret, évoquait alors la livraison de 32 logements à l'horizon 2019.
L'annonce de l'abandon
En conseil municipal du 5 juin 2026, le maire fraîchement élu, Christophe Brunengo, a pourtant annoncé que le projet tombait à l'eau. « Malgré les efforts, le bailleur n'a pas pu équilibrer son opération et réaliser cette construction », déclare-t-il. Soulignant que la commune devra, en conséquence, récupérer la parcelle au prix où elle a été cédée.
Dans l'opposition, la nouvelle suscite plusieurs interrogations. « Les habitants ont le droit de savoir pourquoi le projet a échoué, commente-t-on au sein du groupe Ensemble réveillons Sospel. Quel est le projet prévu sur site désormais ? Les besoins en logements sociaux n'ont pas disparu… Et pourquoi la commune accepte-t-elle de prendre à sa charge les frais notariés ? »
Des travaux non prévus à l'origine
La décision émane d'Erilia, répond le maire. Précisant que la première opération avait un équilibre à plus de 10 millions d'euros, mais qu'un problème n'a pas tardé à se poser. « Il s'avère que de gros confortements de la falaise doivent être réalisés, et qu'ils alourdissent considérablement les coûts », résume Christophe Brunengo. Et de signaler que la commune a tout essayé pour maintenir le projet. En vain.
« Nous avons conduit ce projet main dans la main avec Erilia, en essayant de trouver des compromis sur la parcelle. Il était ainsi question d'élargir leur zone de constructibilité. Mais même en mettant plus de logements à la construction, l'équilibre financier n'était toujours pas trouvé », complète l'élu. Conscient qu'il s'agit d'un terrain « très particulier », où il n'est pas aisé de mener des projets.
Réactions et perspectives
Au moment du vote de la délibération relative au rachat de la parcelle, seuls les quatre membres du groupe « Ensemble Réveillons Sospel » s'abstiennent. La question des besoins en logements sociaux reste posée dans cette commune près de Menton.



