Le maire de La Seyne-sur-Mer, Dorian Munoz, a dévoilé ce vendredi 12 juin son plan d'action « préparé en urgence » pour rafraîchir les 29 écoles de la ville, depuis l'élémentaire Jean-Baptiste Martini, en centre-ville, par ailleurs retenu comme établissement pilote dans la recherche de mesures low-tech.
Des salles refuges et des ventilateurs
Des employés communaux sont actuellement à pied d'œuvre dans les écoles de La Seyne pour installer des ventilateurs, comme ici à l'école Martini, où le maire s'est rendu ce vendredi. « Nous avons dégagé près d'1,6 million sur le budget cette année pour la rénovation des écoles, presque le double que mon prédécesseur, s'est-il félicité. Et un plan canicule, qui n'est peut-être pas parfait, mais qui a été fait en deux mois car mon prédécesseur n'avait rien enclenché, contrairement à d'autres villes. »
Concrètement, malgré des contraintes budgétaires, l'élu a détaillé les mesures : des ventilateurs muraux sont en cours d'installation dans des salles refuges, permettant aux enfants de profiter d'un espace ventilé au moins une heure par jour quand le thermomètre grimpe. À La Seyne, on part sur le principe d'un ventilateur mural pour 60 m², soit 74 au total, répartis sur les 48 salles refuges de la commune.
Plus de 280 ventilateurs sur pied supplémentaires
Sont également annoncés : « Plus de 280 ventilateurs sur pied supplémentaires pour les salles de classe, pour arriver à 550 sur toute la ville et doter chaque classe de deux appareils, a poursuivi Dorian Munoz ; on installe aussi des films anti-UV aux fenêtres et 15 000 bouteilles d'eau ont été commandées pour être stockées au frais, en vue d'être distribuées les jours de vigilance. Et puis, adaptation de la restauration scolaire en repas froids » ou encore « 40 climatiseurs mobiles répartis dans les 26 dortoirs des écoles maternelles », mutualisés avec la caisse des écoles pour les temps péri et extrascolaires.
Des brumisateurs pour l'été 2027 ?
Pour 2027, la mairie vise l'installation de brumisateurs dans les cours des écoles et la climatisation fixe dans les dortoirs. « On fait aussi un travail sur les aérations nocturnes », complétait le directeur adjoint des services techniques. Qui consiste « simplement » à ouvrir les fenêtres aux heures propices… « Mais n'est pas si simple d'un point de vue organisationnel, notamment pour les bâtiments situés en rez-de-chaussée, pour des questions de sécurité notamment. »
Projet Racine 2 : une expérimentation nationale
La Ville de La Seyne a été retenue parmi 15 communes au niveau national pour participer à l'expérimentation Racine, saison 2. Ce programme de 18 mois vise à adapter les écoles aux épisodes caniculaires. À cette fin, des capteurs de chaleur ont été installés à l'école Martini. Six de ces « valises » ont été installées en différents endroits de l'établissement, ainsi qu'une station météo sur le toit, afin de récolter tout un tas de données visant, à l'avenir, à la mise en place de mesures pour adapter les moyens à chaque situation, à moindre coût et avec un faible impact écologique.
« Au bout de ces 18 mois, l'idée est d'avoir un état des lieux techniques le plus complet possible, autant sur les salles chaudes que froides, précisait une chargée de mission pour la direction générale de la Ville. Tout cela est couplé avec des capteurs d'ouverture de fenêtres et des capteurs d'ambiance à destination des enfants, qui pourront dire s'ils ont trop chaud ou trop froid. »
Mais la fonctionnaire défend aussi des solutions simples d'ores et déjà adoptées : « Par exemple, les ventilateurs ne font certes pas baisser les degrés, mais on peut avoir la même température dans deux salles différentes et, si l'une est bien ventilée, le ressenti sera moindre », faisait-elle observer. « C'est ce genre de mesures low-tech, mais efficaces, que cette expérimentation vise, dans un contexte de contraintes budgétaires évidentes des collectivités territoriales. On fera le point à l'automne 2027, en lien avec les autres expérimentations aux quatre coins de la France, et on prendra toutes les bonnes idées qui ressortiront de ce travail en réseau. »



