Une affluence printanière au marché aux fleurs de Nîmes
En ce lundi de Pâques, jour férié particulièrement ensoleillé, le marché aux fleurs de Nîmes a attiré une foule nombreuse et enthousiaste. Installé au pied de l'ancien stade des Costières, l'événement a rassemblé un public varié venu spécifiquement pour acheter des plants de légumes, d'aromates et de fleurs printanières. Contrairement aux semaines précédentes marquées par un vent glacial, la douceur du temps a incité de nombreux chalands à profiter de cette occasion unique.
Des producteurs locaux au cœur de l'événement
Parmi les stands, celui de José Perez des serres Dorélia à Mauguio a particulièrement retenu l'attention. Ce jeune producteur a repris l'activité familiale initiée par ses parents, Hermine et Raymond. "Nous vendons en direct ce qui vient de nos serres", explique-t-il avec fierté. "Des plants de tomates, d'aubergines, de poivrons, mais aussi des fleurs. Nous sommes présents tous les lundis à Nîmes où nous avons beaucoup d'habitués, et le mardi à Montpellier."
Malgré cette animation, certains professionnels soulignent que le nombre de commerçants a diminué au fil des années. "Certains d'entre nous ont quitté la profession, laissé leur étal et n'ont pas été remplacés", confie l'un d'eux, tout en reconnaissant que la clientèle de ce lundi férié était plus nombreuse et différente de celle des autres semaines.
Une clientèle conquise par la qualité et l'authenticité
Les acheteurs ont manifesté leur satisfaction tout au long de la journée. Une mère de famille venue spécialement pour l'occasion déclare : "Ce marché est superbe. C'est le seul lundi dans l'année où je ne travaille pas et où je peux me déplacer ici. Et ce sont des producteurs locaux. C'est aussi un marché très vivant et c'est sans doute un peu moins cher que chez un pépiniériste."
D'autres clients, venus du Cailar, ajoutent : "On vient ici parce que nous sommes bien accueillis. On avait oublié les fraises, alors nous revoilà !" Les demandes étaient variées : tomates cœurs-de-bœuf, ananas, tomates anciennes, oseille, persil plat, laurier, thym au citron, sans oublier les précieux conseils de mise en terre ou en pot prodigués par les vendeurs.
Même l'humour était au rendez-vous, comme en témoigne cet acheteur qui plaisante : "Il y en a qui sniffent de la coke, moi c'est le basilic !" Le jeune patron de la jardinerie du Levant à Lunel interpellait quant à lui sa cliente "branchée" sur des Euriops, une sorte de marguerite jaune.
Cette journée exceptionnelle a confirmé l'attrait persistant pour les circuits courts et les produits locaux, offrant aux Nîmois et aux visiteurs une expérience à la fois conviviale et utile pour préparer leurs jardins et balcons printaniers.



