Des contrôles jugés intrusifs et chronophages
La Confédération paysanne du Finistère a vivement critiqué, ce mardi, les contrôles imposés aux agriculteurs bénéficiant du Revenu de solidarité active (RSA). Selon le syndicat agricole, ces vérifications, menées par les services départementaux, sont intrusives et chronophages, ajoutant une pression supplémentaire sur des exploitants déjà en difficulté.
Une politique qui crée de la détresse
Dans un communiqué, la section finistérienne de la Confédération paysanne estime que cette politique crée de la détresse parmi les agriculteurs. Les contrôles, qui exigent des justificatifs détaillés sur l'activité et les revenus, sont perçus comme une méfiance envers les petits exploitants. Le syndicat dénonce une lourdeur administrative qui décourage les agriculteurs à solliciter leurs droits.
Des témoignages accablants
Plusieurs agriculteurs témoignent de visites inopinées et de demandes de documents impossibles à fournir pour des exploitations de petite taille. Un maraîcher bio raconte avoir dû fournir des factures détaillées pour chaque vente, sous peine de suspension de son RSA. La Confédération paysanne appelle à un dialogue constructif avec le département pour alléger ces procédures.
Un contexte de crise agricole
Ces contrôles interviennent dans un contexte de crise agricole, où de nombreux petits producteurs peinent à joindre les deux bouts. Le syndicat rappelle que le RSA est un droit pour les agriculteurs en difficulté et que ces contrôles excessifs vont à l'encontre de l'esprit de solidarité. Il demande une révision des critères et une meilleure prise en compte des spécificités du monde agricole.
Réaction du département
Contacté par nos soins, le conseil départemental du Finistère n'a pas souhaité commenter ces accusations. Toutefois, une source proche indique que ces contrôles visent à lutter contre la fraude et à garantir une juste attribution des aides. La Confédération paysanne promet de poursuivre son action pour défendre les droits des agriculteurs.



