Le zoo de La Palmyre fête ses 60 ans avec une affiche vintage rééditée
Depuis quelques jours, une affiche représentant un singe suspendu au cou d’une girafe s’affiche sur le territoire du Pays royannais. Cette image emblématique, créée il y a plusieurs décennies par l’artiste Nadu Marsaudon, est rééditée par le zoo de La Palmyre à l’occasion de son 60e anniversaire. Pierre Caillé, directeur du parc animalier, a pris cette décision pour célébrer cet événement marquant.
Une collaboration artistique et technique de longue date
Nadu Marsaudon est un collaborateur historique du zoo, dont la patte artistique est reconnaissable dans de nombreux éléments du parc. « Je ne sais pas exactement de quand elle date. Peut-être des années 1970 », indique Pierre Caillé, petit-fils du fondateur Claude Caillé, qui a créé le zoo en 1966. La collaboration entre la famille Caillé et l’artiste a été si productive qu’il est parfois difficile de s’y retrouver.
Parmi les œuvres les plus marquantes, le rocher aux flamants roses, situé à l’entrée du zoo, a été dessiné et même participé à sa fabrication par Nadu Marsaudon en 1984. « J’ai joué à Tarzan sur les échafaudages. Je me suis bien amusé », se rappelle l’artiste, récemment invité au zoo pour constater que son œuvre est toujours en place. « C’est impressionnant. Jamais je n’aurais pensé que ça tienne aussi longtemps. À l’époque, on avait utilisé du Nergalto, un lattis métallique utilisé comme support d’enduit en construction. C’était assez novateur ».
Une empreinte artistique omniprésente dans le parc
Nadu Marsaudon a grandement contribué à l’identité visuelle du zoo de 18 hectares, avec un travail relevant du design environnemental. Il a laissé plusieurs fresques murales, dont celle qui orne l’arrière du bar, représentant des personnages mi-homme mi-animal inspirés de l’Égypte. « L’Égypte l’inspirait beaucoup », constate Pierre Caillé.
L’artiste a également dessiné le mur d’enclos des zèbres et des rhinocéros, ainsi que les petites cabanes dans l’enclos des chèvres. Son style, qualifié d’africain ou mauresque par le directeur du zoo, apporte de la légèreté à des éléments massifs. « Lorsqu’il s’agissait d’habiller les murs, on faisait appel à lui », explique Pierre Caillé.
Une rencontre fortuite et une collaboration fructueuse
Nadu Marsaudon et Claude Caillé se sont rencontrés en 1973 chez l’imprimeur Gatignol. « Je dessinais des publicités et je faisais de la décoration », se souvient l’artiste. Le courant est tout de suite passé entre eux. « On s’est bien marré. On ne se prenait pas au sérieux », sauf lorsqu’il s’agissait d’embellir le parc. « J’y ai dessiné, sculpté… ».
Pour concrétiser ses idées, Nadu Marsaudon travaillait avec les techniciens serruriers du parc, Pascal Curaudeau et Lauris Arrivé, sur la faisabilité technique et les armatures métalliques. Sa dernière intervention remonte à la fin des années 2000, pour l’aménagement de l’espace des grands singes avec l’installation de menhirs, dont le plus lourd pèse 63 tonnes, comme le précise Patrick Caillé, fils de Claude et père de Pierre.
Une affiche vintage qui pourrait devenir un souvenir
Avec la réédition de cette affiche vintage, certains visiteurs s’interrogent sur sa disponibilité à la vente. « Je pense qu’on va effectivement la proposer à la vente. Ça pourrait faire un beau souvenir », réfléchit tout haut Pierre Caillé. Cette initiative s’inscrit dans la célébration des 60 ans du zoo, mettant en lumière l’héritage artistique de Nadu Marsaudon, dont l’empreinte est quasiment partout dans le parc.



