Dans une tribune publiée sur le site de Libération, des auteurs rappellent une vérité historique souvent occultée dans les débats politiques : en Nouvelle-Calédonie, la République française n'a jamais fondé le droit de vote sur le mariage. Cette mise au point intervient alors que des discours politiques tentent de lier le statut électoral des Calédoniens à leur situation matrimoniale.
Un principe républicain fondamental
Les signataires de la tribune insistent sur le fait que, depuis la Révolution française, le droit de vote est un droit individuel et universel, attaché à la personne et non à son état civil. En Nouvelle-Calédonie, comme dans le reste de la France, le mariage n'a jamais été un critère pour déterminer l'éligibilité électorale. Cette précision vise à contrer des arguments avancés dans le cadre des négociations sur l'avenir institutionnel de l'archipel.
Un débat politique sensible
Le débat sur le droit de vote en Nouvelle-Calédonie est particulièrement sensible depuis les accords de Nouméa de 1998, qui ont instauré un corps électoral restreint pour les élections provinciales. Certaines voix politiques ont suggéré que le mariage pourrait être un facteur à prendre en compte pour déterminer le lien à la collectivité. Les auteurs de la tribune dénoncent cette tentative de détournement des principes républicains.
Réaffirmer les valeurs de la République
Pour les signataires, il est essentiel de réaffirmer que le droit de vote en Nouvelle-Calédonie ne saurait être conditionné par le mariage ou tout autre critère discriminatoire. Ils appellent les responsables politiques à ne pas céder à des logiques communautaristes et à respecter les fondements de la démocratie française. La tribune conclut en soulignant que la République doit rester fidèle à ses principes d'égalité et d'universalité.



