La Fête de l'Âne de Gonfaron célèbre avec succès sa 26ᵉ édition provençale
Fête de l'Âne de Gonfaron : succès pour la 26ᵉ édition

La Fête de l'Âne de Gonfaron triomphe pour sa 26ᵉ édition

Un temps quelque peu délaissés dans la région provençale, les ânes sont désormais à l'honneur lors d'une fête dédiée qui attire un public nombreux et enthousiaste à Gonfaron. Pour sa vingt-sixième édition, la Fête de l'Âne a pleinement comblé les attentes des organisateurs comme des visiteurs, tous profitant d'une tradition solidement ancrée et de l'aura particulière du baudet.

Une journée ensoleillée et festive

Sous un soleil printanier qui dardait presque comme en plein été, lançant ainsi la saison des festivités en Cœur du Var, l'engouement était palpable dès l'arrivée du troupeau d'ânes de Château Gombert. Cette journée promettait et a tenu ses promesses en matière d'authenticité, naviguant habilement entre tradition vivante et légende locale.

On raconte en effet dans la région le conte selon lequel un baudet aurait entraîné son maître dans une chute spectaculaire au bas de la colline de Saint-Quinis après avoir glissé sur la roubine. La raison de cet incident ? Le dit maître, un Gonfaronnais réputé grincheux, avait refusé de nettoyer le pas de sa porte avant le passage de la procession accompagnant le buste du saint patron du village. Il aurait alors lancé, éructant : « S'il veut passer, il n'a qu'à sauter par-dessus ! »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'équipage dégringolant peu après cette injure jugée mécréante, la population y vit aussitôt une punition divine. Mais hier, point de ces sombres histoires ! Juste une fête populaire, bon enfant et joyeuse, pour célébrer l'âne sous toutes ses appellations : baudet, bourricot... bref, ce cousin des équidés pas toujours docile mais souvent intelligent et travailleur.

Un roi éphémère et des milliers de visiteurs

Ce roi éphémère de la journée a partagé quelques facéties avec René Grassi, un éleveur bien inspiré qui a su captiver l'attention. Cet âne, qu'il soit provençal, luberonnais, poitevin, berrichon, corse ou d'autres origines, a vu défiler entre les quatre-vingts stands d'artisanat du terroir des milliers de visiteurs, grands et petits.

Les associations locales sur le thème du printemps étaient présentes, tout comme les édiles municipaux fraîchement investis. Le clou de la manifestation fut sans doute la gigantesque effigie de l'âne, tirée derrière un tracteur jusqu'à la chapelle de Saint-Quinis. Là, l'abbé Trézière a béni le village, pardonnant symboliquement l'offense faite en l'an 1645 !

Tout s'est achevé dans la joie et la bonne humeur, pour la vingt-sixième fois consécutive, bien calé dans le bât comme le veut l'expression locale. Cette fête démontre que les traditions rurales et l'attachement au patrimoine animalier provençal continuent de rassembler et d'enthousiasmer un public toujours plus large.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale