La pierre sèche mise à l'honneur dans l'Hérault
Le week-end dernier, le public a pu découvrir ou redécouvrir la technique de la pierre sèche lors de plusieurs événements organisés dans l'Hérault. Ces manifestations, initiées par la Fédération française des professionnels de la pierre sèche, le Pays Cœur d'Hérault, et les communautés de communes du Clermontais et du Lodévois-Larzac, ont permis de sensibiliser à ce procédé ancestral, encore très présent sur le territoire avec ses nombreux murs séparatifs, de soutènement de terrasses agricoles et cabanes.
Une table ronde pour échanger sur les enjeux
Le premier rendez-vous a été une table ronde le vendredi, diffusée sur RPH et d'autres radios associatives. Des professionnels, un paysagiste et des représentants de collectivités publiques ont répondu aux questions de l'animateur et du public. Chaque intervenant a apporté une pierre de son choix, comme Daniel Munk du syndicat mixte des gorges du Gardon, qui a présenté un "bébé-caillou" vieux de 12 millions d'années.
Balades patrimoniales avec un expert
Le samedi, deux balades ont mis en avant le patrimoine en pierre sèche. Le matin, sur le nouveau sentier de la Ramasse, et l'après-midi, sur le plateau d'Auverne avec les explications de Jean-Pol Nicol, expert du Groupe d'archéologie du Lodévois. Ce dernier a restauré ces cabanes pendant 15 ans lors de ses week-ends, offrant ainsi un témoignage précieux sur la préservation de ce patrimoine.
Démonstrations pratiques au village des Arts
Pendant ce temps, au village des Arts d'Octon, le public a assisté à la construction d'une calade, une technique traditionnelle de pavage en pierre sèche. Ces animations ont attiré un large public, composé de locaux et de touristes, tous conquis par les rencontres avec les professionnels, la maîtrise technique et la beauté des constructions.
Les atouts écologiques et patrimoniaux de la pierre sèche
Parmi les principaux intérêts de cette technique, on retient son aspect écologique : les murs en pierre sèche laissent passer l'eau lors de fortes pluies et servent d'abris pour les insectes et petits animaux. L'aspect patrimonial est également majeur, avec des structures qui racontent l'histoire agricole et architecturale de la région. Le terme "capitelle", parfois controversé car historiquement localisé autour de Nîmes, illustre la diversité des noms utilisés à travers la France pour désigner ces constructions.
Ces événements ont ainsi permis de valoriser une technique durable, tout en renforçant les liens entre professionnels, collectivités et citoyens, dans une démarche de préservation et de transmission d'un savoir-faire ancestral.



