Quatre éléments de mobilier de l'ancienne salle des grands procès, utilisée notamment pour le procès des attentats du 13 Novembre 2015, ont rejoint les réserves du futur musée-mémorial du terrorisme. Ce musée, qui ouvrira ses portes d'ici à la fin 2031 dans la caserne Lourcine (XIIIe arrondissement de Paris), a collecté près de 2 500 objets.
Des objets symboliques
La barre des témoins, un banc du public, le panneau en bois représentant la balance de la justice et les lettres de l'enseigne de la salle d'audience : ces quatre pièces ont été cédées par la cour d'appel de Paris. Pour Claire Lartigue, responsable des collections, "ce sont des pièces à la portée symbolique car elles permettent de matérialiser la réalité d'un procès terroriste".
Une collection riche et variée
Les collections comprennent des scellés judiciaires, des vêtements de victimes, des enregistrements, des armes, ainsi que des objets personnels. Conservées dans des réserves ultra-sécurisées en banlieue parisienne, elles occupent 60 m² dans une atmosphère appauvrie en oxygène pour garantir une hygrométrie optimale. "Nous avons déjà constitué deux tiers de nos collections", précise Claire Lartigue.
Un parcours muséographique en trois sections
Le musée sera divisé en trois parties : l'histoire du terrorisme, les voix des victimes, et la réaction des sociétés. La troisième section exposera le mobilier des grands procès, accompagné de témoignages et de carnets de journalistes. Des dessins de presse et des extraits vidéo des procès seront également projetés.
Un hommage aux victimes
Le musée sera couplé à un mémorial où figureront les noms de toutes les victimes. Le concours d'architectes et de scénographie sera lancé fin 2026 pour aménager la caserne Lourcine. L'ouverture au public est prévue pour fin 2031.



