Terrabram, le brame de la terre résonne dans la Vallée avec des musiques de transe
Terrabram : le festival de musiques de transe dans la Vallée

Terrabram, le brame de la terre résonne dans les paysages de la Vallée

Le percussionniste Miloon et Stéphane Déal, directeur du Sonambule, ont concocté une programmation tous publics pour ce festival unique. Pensé comme un ancrage profond dans le territoire, Terrabram investit des lieux emblématiques de la région pour faire dialoguer musiques ancestrales et créations contemporaines. Il s'agit d'une exploration fascinante des racines de la transe, entre culture riche et vibrations collectives puissantes.

Un premier festival dédié aux musiques de transe

Premier festival de musiques transes dans la Vallée, Terrabram va résonner du vendredi 17 au lundi 20 avril. Cet événement, qualifié de cri de la terre, est entièrement dédié aux musiques de transe et tribales. Programmé par le Sonambule, il se déploie dans plusieurs lieux du territoire, notamment à la brasserie Baudille de Montpeyroux, à la grotte de Clamouse, et bien sûr au Sonambule lui-même. Les ondes telluriques vont se conjuguer aux sons des peaux, des cordes vocales, du bois et des créations digitales pour créer un rythme organique, visant jusqu'à l'extase.

Stéphane Déal explique : On a appelé cet événement le brame de la terre, cela marque un ancrage sur le territoire et une volonté d'explorer les racines de la musique, de remonter aux sources d'une musique ancestrale, tribale. Elle existe toujours, sous plein de formes différentes. Cette musique a aussi sa place dans une salle de musiques actuelles. Cette musique invite à la transcendance et à la désinhibition grâce à une rythmique répétitive et hypnotique. C'est une expérience qui éclot dans un espace-temps à l'énergie sauvage et bienveillante, non policée, qui a le droit d'exister, cela a sa place dans nos salles… Et c'est de la création, insiste Stéphane Déal.

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Une fusion innovante de sons organiques et de productions électroniques

La première mouture de Terrabram, très colorée et ethnique, a été imaginée en association avec le percussionniste Miloon. Elle convoque une quinzaine de formations, dont le Balaphonic Sound System, Elements of Baraka, Kaleya Soul System avec Marianne Aya Omac, la DJ Hello Bel-Oiseau, Miloon lui-même, ou la violoncelliste Maëlle Rouifed. Le credo de Miloon est clair : L'idée c'est vraiment de faire une passerelle entre les musiques originelles de transe acoustique, liées à différentes cultures, et différents courants de la musique électronique : transe, psy transe, ethnotranse, dub, techno. De faire un mix entre cette origine tribale et les nouvelles technologies actuelles.

Par exemple, Elements of Baraka propose une fusion de musiques d'inspiration gnawas, avec Adil Smaali au chant et au Guembri, et des productions électroniques de Lakay. Miloon complète : On peut aussi trouver un mélange de sons organiques et digitaux dans les loops du Balaphonic Sound System. Il analyse : L'idée de ces musiques, c'est le lâcher prise, c'est une expérience collective dans laquelle on peut se libérer, se laisser porter par le son, les lumières…

Une programmation éclectique et sur mesure

Éclectique, la programmation de Terrabram se veut aussi sur mesure, adaptée selon le lieu, le public, le moment et le spectre musical. Elle propose des ateliers bien-être, des initiations au Handpan, et un marché d'artisans. Dès vendredi, ce festival invite à une connexion avec l'univers et à une communion entre les gens. Stéphane Déal glisse : Au Sonambule, nous essayons d'être fédérateurs, cela va aussi dans ce sens. Ce premier festival pourrait ouvrir la voie à bien d'autres, car chaque civilisation a ses musiques de transes. On peut très bien imaginer d'aller explorer les pays, les cultures, les continents à travers le prisme de la transe. À suivre donc pour de futures éditions.

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