Paul McCartney : « The Boys of Dungeon Lane », l'œuvre non géniale d'un génie
Paul McCartney : l'œuvre non géniale d'un génie

Paul McCartney : « The Boys of Dungeon Lane », l'œuvre non géniale d'un génie

Avec « The Boys of Dungeon Lane », le dieu de la mélodie universelle est de retour pour le plus grand plaisir des grands et des petits, de 7 à 77 ans. À presque 84 ans, le dieu de la mélodie universelle en garde encore sous la bottine. « As You Lie There », la chanson qui ouvre le dix-huitième album de Paul McCartney, est un très aimable autopastiche et comme une compression des années « Wings Over America » – à écouter avec une coupe mulet de rigueur.

Le disque est produit par l’Américain Andrew Watt, 35 ans, un professionnel du service à la Very Important Personne, qui a aussi produit les disques « Hackney Diamonds » et « Foreign Tongues » des Rolling Stones. McCartney inventa le futur en chantant « Yesterday ». Dans ce disque en forme de roman d’apprentissage, on retrouve sa patte inimitable, mêlant mélodies entraînantes et ballades nostalgiques. Les arrangements sont soignés, la production moderne sans trahir l’esprit de l’artiste. Bien que certains critiques puissent y voir un manque de surprise, l’album reste une œuvre sincère et chaleureuse, portée par la voix toujours aussi expressive de McCartney. Les fans apprécieront les clins d’œil à ses anciens groupes, des Beatles à Wings, tandis que les nouvelles générations découvriront un songwriter au sommet de son art. En bref, « The Boys of Dungeon Lane » n’est peut-être pas le chef-d’œuvre ultime, mais il confirme que Paul McCartney reste un génie de la pop, capable de toucher le cœur de tous.

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