Radio France : le rapport Alloncle critiqué comme une mise au pas
Rapport Alloncle : Radio France dénonce une mise au pas

La présidente de Radio France, Sibyle Veil, a vivement critiqué le rapport parlementaire sur l'audiovisuel public remis par le député Laurent Alloncle, estimant qu'il contient « tous les ingrédients d'une mise au pas » du service public. Ce rapport, commandé par le gouvernement, propose une série de réformes visant à moderniser le secteur, mais selon Veil, il menace l'indépendance et la diversité du paysage audiovisuel français.

Un rapport controversé

Le rapport Alloncle, rendu public cette semaine, suggère notamment une fusion des entités de l'audiovisuel public, une réduction des budgets et une augmentation du contrôle gouvernemental. Ces mesures, selon Sibyle Veil, « mettent en péril la mission de service public » et « fragilisent la création et l'information de qualité ».

Dans une déclaration officielle, la dirigeante de Radio France a souligné que le rapport « ignore les spécificités de chaque média » et « propose une centralisation excessive ». Elle a également dénoncé « une logique purement comptable qui ne tient pas compte des enjeux culturels et démocratiques ».

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Réactions politiques

Plusieurs syndicats de journalistes et d'artistes ont apporté leur soutien à Radio France, dénonçant « une attaque sans précédent contre le service public ». De son côté, le député Alloncle a défendu son rapport, affirmant qu'il vise à « garantir la pérennité de l'audiovisuel public dans un contexte budgétaire contraint ». Il a également assuré que les propositions « respectent l'indépendance éditoriale ».

Le gouvernement, par la voix du ministre de la Culture, a indiqué étudier les recommandations avec « attention », tout en rappelant l'importance de « réformer pour moderniser ».

Les enjeux pour l'audiovisuel public

Ce débat intervient dans un contexte de tensions budgétaires, où l'audiovisuel public cherche à concilier qualité des programmes et contraintes financières. Le rapport Alloncle propose des pistes comme la mutualisation des moyens techniques, la réduction des effectifs ou encore la vente de certaines fréquences.

Pour Sibyle Veil, ces mesures sont « dangereuses » car elles « fragilisent la diversité culturelle et l'indépendance des rédactions ». Elle appelle à un débat « plus large et plus transparent » sur l'avenir du service public.

Les prochaines semaines s'annoncent tendues, alors que le gouvernement doit décider des suites à donner à ce rapport. Radio France prévoit déjà des actions de mobilisation pour défendre son modèle.

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