Karine Le Marchand crée la polémique sur CNews avec des propos jugés racistes
Karine Le Marchand dérape sur CNews, polémique raciste

Karine Le Marchand au cœur d'une tempête médiatique après ses propos sur CNews

L'animatrice télévisée Karine Le Marchand a provoqué un tollé général lors de son passage sur la chaîne CNews, le lundi 9 février 2026. Invitée pour promouvoir son documentaire intitulé "Les nouveaux Français, 100 ans d'immigration", elle a partagé un souvenir personnel qui a immédiatement déclenché une vive controverse.

Des déclarations perçues comme racistes et stigmatisantes

En évoquant son expérience à Nancy, où elle a grandi, Karine Le Marchand a déclaré : "Je me souviens, j'étais à Châtelet, vous avez vu ma tête, j'ai vu le RER arriver et j'ai vu tous ces noirs et tous ces musulmans, ces Arabes, enfin ces gens qui avaient des têtes que je n'avais pas l'habitude de voir parce qu'à Nancy j'étais la seule de mon école avec ma sœur à avoir cette tête-là. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir eu un peu peur. Et puis, j'ai vite pris l'habitude et je n'ai plus eu peur des gens qui avaient des têtes étrangères".

Ces propos, diffusés largement sur les réseaux sociaux, ont été interprétés par de nombreux observateurs comme racistes et stigmatisants envers les communautés noires et musulmanes. La séquence a rapidement fait le tour d'Internet, alimentant les débats sur la responsabilité des médias et des personnalités publiques.

Réactions politiques et saisie de l'Arcom

Face à cette polémique, plusieurs députés ont réagi avec fermeté. Ersilia Soudais, députée de La France Insoumise, et Léa Balage El Mariky, députée Europe Écologie Les Verts, ont notamment annoncé avoir saisi l'Arcom, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.

Sur le réseau social X, Ersilia Soudais a écrit : "Propos racistes de Karine Le Marchand, accueillis par des rires complices. Est-on surpris de cet énième dérapage sur CNews ? Je saisis l'Arcom". Cette action vise à demander une enquête sur la diffusion de ces déclarations et leur conformité aux règles déontologiques.

La défense de Pascal Praud et les justifications apportées

Pascal Praud, l'animateur de l'émission sur CNews, a tenté de relativiser l'incident en réagissant publiquement. Il a reconnu que l'utilisation du terme "musulman" était "contestable", soulignant que "on ne voit pas un musulman, comme on ne voit pas un chrétien non plus. Ce n'est pas inscrit sur le front".

Il a également défendu Karine Le Marchand en expliquant : "Elle dit 'j'ai peur', et moi j'ai interprété qu'elle jouait. Elle n'a pas peur, c'est une formule de style, elle met en scène ce moment. Si vous prenez ça au premier degré, elle n'a pas eu peur de voir des noirs dans le RER, je ne pense pas que ce soit ça". Cette interprétation n'a pas suffi à calmer les critiques, beaucoup estimant que les propos tenus étaient inacceptables, quel que soit le contexte.

Un contexte sensible autour de l'immigration et de la diversité

Cet épisode survient dans un climat déjà tendu autour des questions d'immigration et de diversité en France. Le documentaire de Karine Le Marchand, qui aborde justement ces thématiques, était au centre de sa promotion sur CNews. Les réactions vives illustrent la sensibilité accrue du public et des politiques face aux discours perçus comme discriminatoires.

Les réseaux sociaux ont amplifié la polémique, avec des partages massifs de la vidéo et des débats enflammés sur la liberté d'expression et les limites à ne pas franchir. Cet incident rappelle également les précédentes controverses impliquant la chaîne CNews, souvent accusée de favoriser des propos polémiques.

En conclusion, cette affaire met en lumière les défis éthiques auxquels sont confrontés les médias et les personnalités publiques lorsqu'ils traitent de sujets sensibles. La saisie de l'Arcom pourrait conduire à des sanctions ou à des recommandations, soulignant l'importance d'une communication responsable dans l'espace audiovisuel.