L'émission de Julien Courbet sanctionnée par l'Arcom pour violation de la vie privée
Julien Courbet sanctionné par l'Arcom pour vie privée

L'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique a infligé une sévère réprimande à l'émission quotidienne Ça peut vous arriver, animée par Julien Courbet et diffusée sur M6 et RTL. Selon les informations rapportées par PureMédias, l'Arcom a constaté une atteinte au droit au respect de la vie privée lors d'une séquence diffusée le 10 mars 2025.

Une divulgation jugée excessive

Au cours de cette émission, l'animateur a fourni des détails considérés comme trop précis concernant un plaignant participant à un dossier. Ces informations incluaient l'identité complète de la personne, son adresse de domiciliation ainsi que le nom de l'entreprise où elle travaille. Ces éléments ont été révélés à l'antenne sans l'autorisation préalable de l'intéressé, ce qui a provoqué plusieurs signalements de téléspectateurs auprès de l'Arcom.

La décision de l'Arcom

Le 4 février 2026, l'autorité a rendu son verdict officiel. Dans un communiqué, l'Arcom a précisé : « L'Arcom a été alertée au sujet d'une séquence de l'émission [...] au cours de laquelle l'identité du plaignant, sa domiciliation, ainsi que le nom de son entreprise ont été divulgués à l'antenne sans son autorisation ». L'institution a clairement qualifié cet incident de violation de la vie privée, soulignant le caractère sensible des données personnelles ainsi exposées.

Une récidive préoccupante

PureMédias rappelle que ce n'est pas la première fois que l'émission Ça peut vous arriver fait l'objet de sanctions pour de tels manquements. Le 12 avril 2025, l'Arcom avait déjà adressé un avertissement à l'équipe de production pour des motifs identiques, bien que concernant un dossier différent. À cette occasion, le régulateur avait explicitement demandé aux diffuseurs de renforcer leur vigilance quant au respect de leurs obligations contractuelles.

Les recommandations antérieures

Lors de sa précédente intervention, l'Arcom avait insisté sur la nécessité pour les chaînes de « veiller, à l'avenir, au respect de leurs obligations conventionnelles relatives au respect des droits de la personne et à la maîtrise de l'antenne ». Malgré cet avertissement formel, les mêmes erreurs se sont reproduites, ce qui soulève des questions sur l'efficacité des mesures correctives mises en place par la production.

Cette affaire met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les émissions de télévision traitant de dossiers sensibles impliquant des particuliers. Elle rappelle également l'importance cruciale du respect des données personnelles dans un paysage médiatique où la frontière entre information légitime et intrusion privée peut parfois devenir floue. Les diffuseurs devront désormais redoubler d'attention pour éviter de nouvelles sanctions qui pourraient compromettre la crédibilité de leurs programmes.