Affaire Epstein : Jack Lang démissionne de l'IMA, Audrey Azoulay pressentie pour le remplacer
Epstein : Jack Lang quitte l'IMA, Azoulay pressentie

La démission de Jack Lang et la succession à l'Institut du monde arabe

La récente déclassification de millions de documents liés à l'affaire Epstein a provoqué des ondes de choc au sein de l'Institut du monde arabe (IMA). Ces révélations ont mis en lumière des connexions entre son président, Jack Lang, et le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, conduisant à la démission immédiate de Jack Lang de son poste ce samedi 7 février. Alors que son successeur doit être désigné dans les prochains jours, plusieurs noms émergent déjà dans les cercles politiques et culturels.

Audrey Azoulay, une candidate citée dans les dossiers Epstein

Comme le rapportent les médias Libération et Le Monde, Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture sous François Hollande de 2016 à 2017 et ancienne directrice générale de l'Unesco de 2017 à 2025, est l'une des personnalités envisagées pour prendre la présidence de l'IMA. Ironiquement, son nom apparaît également dans les dossiers Epstein, suscitant des interrogations et des débats en ligne.

Un internaute a partagé une capture d'écran sur le réseau social X, vue des dizaines de milliers de fois, affirmant qu'Audrey Azoulay serait "un agent proche d'Israël". Cette affirmation a rapidement circulé, nécessitant une vérification approfondie des faits.

Vérification des allégations contre Audrey Azoulay

Après investigation, il est confirmé que le nom d'Audrey Azoulay figure bien dans les documents Epstein. Plus précisément, il est mentionné dans un article de JNS News, une agence de presse spécialisée dans l'actualité liée au judaïsme mondial, publié en octobre 2017 pour relater son élection à la tête de l'Unesco.

L'article, intitulé "L'espoir de changement à l'Unesco repose sur sa nouvelle dirigeante juive française", se concentre sur sa promesse de recentrer l'agence onusienne sur ses missions culturelles et éducatives. Cette période coïncidait avec le retrait des États-Unis et d'Israël, qui accusaient l'Unesco de partialité anti-israélienne.

L'article cite plusieurs personnalités, dont Simone Rodan-Benzaquen, directrice des bureaux européens du Comité juif américain (AJC), qui évoquent la connaissance approfondie d'Israël par Audrey Azoulay, basée sur ses voyages fréquents dans le pays. Cependant, aucune preuve ne soutient l'affirmation selon laquelle elle serait "un agent proche d'Israël", comme l'a prétendu l'internaute. Les documents ne révèlent aucun lien compromettant avec les activités criminelles d'Epstein.

Les autres candidats potentiels à la présidence de l'IMA

Audrey Azoulay n'est pas la seule personnalité envisagée pour succéder à Jack Lang. Plusieurs autres noms circulent dans les milieux politiques :

  • Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, connu pour son expérience diplomatique.
  • Michel Barnier, ancien Premier ministre et négociateur européen, apportant une expertise en affaires internationales.
  • Jean Castex, ancien Premier ministre, reconnu pour sa gestion gouvernementale.
  • Sabrina Agresti-Roubache, ancienne secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur, citée par la radio RTL comme une candidate possible.

Un processus de nomination accéléré

Le nom du successeur de Jack Lang devrait être annoncé rapidement. Un conseil d'administration a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, dont le ministère exerce la tutelle sur l'IMA. Ce conseil, qui doit se réunir au plus tard le 14 février, aura pour mission de désigner un président ou une présidente par intérim, marquant une étape cruciale dans la transition de leadership à l'Institut du monde arabe.

Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontées les institutions culturelles face aux révélations médiatiques et aux pressions politiques, tout en soulignant l'importance d'une vérification rigoureuse des informations dans l'ère numérique.